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Medusa : les bijoux, objets d’art et d’humanité

In #joaillerie, art on mai 21, 2017 at 5:57

Ne dites surtout pas à Anne Dressen  que « c’est beau ». Évitez de lui demander quelles sont les pierres et les matières. Pour l’historienne, le bijou est avant tout une oeuvre d’art.

C’est le motto de l’exposition « Medusa : bijoux et tabous » qui se tient du 9 mai au 5 novembre 2017 au Musée d’Art Moderne de Paris.

Le nom a été choisi pour frapper les esprits, semer le trouble, pousser au questionnement et à la transgression.

« Il faut dépasser les frontières. Symboliquement, le bracelet de bonbons d’une petite fille et une broche Van Cleef peuvent avoir une portée artistique aussi forte » estime Benjamin Lignel, créateur et conseiller scientifique de l’exposition « Nous exposons d’ailleurs les deux pièces côte à côte« .

Medusa comporte 4 sections où 400 bijoux cohabitent avec des vidéos- performances, des tableaux, des collages photos grand format et des installations. Un côté protéiforme et tentaculaire qui colle parfaitement au nom.

« Le bijou fantaisie, le bijou de créateur (Anni Albers, Sylvie Auvray, Louise Bourgeois, Akexander Calder, Salvador Dali, Man Ray, Viviann Westwood …), de joaillier, de bijoutier contemporain (Gijs bakker, Otto Künzli, Karl Fritsch …), d’anonyme … possède la même valeur si on le considère comme un outil pour dérouler un propos, parler de l’humanité » poursuit Michèle Heuzé, également conseiller scientifique de Médusa « L »individu se construit à travers le regard de l’autre, la séduction et le bijou en fait partie. »

Si « l’on n’est pas dans le joli mais dans le profond« , on est néanmoins scotchés par la splendeur de certains bijoux signés Chanel, Van Cleef, Boucheron, Hermes et autres Cartier.

Le profond on le découvre en suivant les pas décidés d’Anne Dessen. Les quatre thématiques -l’identité, la valeur, le corps, le rite- mélangent des esthétiques raffinées, amateures, futuristes ou artisanales.

Chaque section « part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire et révéler, un fine, la force subversive et perfomative qui les sous-tend« .

L’exposition a aussi pour objectif de dépasser le bijou dans son usage cultuel, ornemental, usuel, de le détacher de sa connotation trop féminine.

Elle s’achève sur les bijoux du futur, une apothéose du trouble.

Les oeuvres questionnent au plus profond le corps « porteur » de gemmes et ses extensions -le smartphone en premier lieu-. D’ailleurs qui seront demain les créateurs de bijoux ? Des humains ? Des IA. La vidéo artistique montrant des insectes qui fabriquent de petites « parures dorées » est particulièrement saisissante. Et qui seront les porteurs ? Des robots et des humains augmentés à la psyché « autre » auront-ils les mêmes attentes ?

 

Medusa : bijoux et tabous

Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

11 Avenue du Président Wilson

75016 Paris

19 mai -5 novembre 2017

http://www.mam.paris.fr

 

Vernis caméléon by de Blangy chez Carlota

In #cosmetiques, beauté on mai 20, 2017 at 11:27

Le magicien fait sortir de son haut de forme tantôt un foulard tantôt un lapin. Chez Carlota on fait aussi un peu de magie. De la magie avec les ongles. Ici, la baguette magique c’est le vernis caméléon.

On connait le mood nail poolish et ses vernis qui changent de couleur selon la température du corps, celle de la tasse de thé ou de la bouteille d’eau de coco fraîche que l’on attrape pour se réchauffer ou se rafraîchir.

Be Blangy innove en proposant au terme de trois années de recherches un vernis qui intègre la mémoire des températures grâce à la mise au point d’un nouveau pigment.

C’est-à-dire ? C’est à dire que le vernis change de couleur quand vous le trempez dans une eau chaude puis dans une eau froide et inversement.

Nous avons choisi le duo gris et rose, l’un des 6 proposés. Pour passer d’une couleur à une autre, nous avons plongé nos ongles sous une eau à 40° pendant 10 secondes pour passer au rose puis à 6° pour revenir à la couleur initiale, le gris.

Il est plus rapide de chauffer que de refroidir. Respectez les  temps sinon vous vous retrouverez avec un ongle gris à côté d’un ongle rose ou avec un effet tye. Pas mal d’ailleurs si c’est un choix assumé.

La marque propose une gamme pop flashy. Les vernis d’hiver sont stables entre 6° et 30° et ceux d’été entre 13 et 43 ° Pas de problème donc à la plage.

Les vernis caméléon seront disponibles en exclusivité chez Carlota, salon que l’on ne présente plus, à partir de fin main.

Go and have fun. It’s magic.

 

Carlota

16 avenue Hoche

75016 Paris

http://www.carlota.fr

Ban Thaï Spa : le bien-être thaïlandais

In Spa on mai 17, 2017 at 5:08
Le Ban Thaï Spa du Trocadéro est en soi une escapade raffinée en terre de bien-être extrême-oriental.

 

Dès l’entrée, le design nous enveloppe d’un voile d’ailleurs. Les praticiennes -toutes thaïlandaises- vêtues d’ensembles noirs au liseré d’or semblent glisser dans les couloirs. Un léger parfum d’orchidée habite les lieux. L’odeur se mêle à celle du thé offert dans un lounge moelleux près de l’accueil. La tasse de thé parfumé -dont la recette restera secrète- repose sur une petite table de verre faite à la main par des artisans thaïlandais comme l’ensemble du mobilier. Chaque table dispose d’un plateau de verre original.

 

La décoration asian contemporain est le résultat d’une opération de « chinage » aux quatre coins de la Thaïlande.

 

Le teck habille les 580 m² de ce vaste espace de lâcher prise à l’exception des sols en bambou. Lustres, plaques ornementales travaillées à la feuille d’or, tableaux de Bouddha, sculptures dorées ornent les deux étages reliés par un escalier de bois et de métal.

Le spa comprend quatre lieux d’attente et de repos avec douche privée, un hammam-sauna aux effluves d’eucalyptus privatisable (30 € pour 30 minutes), 13 cabines dont 6 doubles, deux cabine stars avec un espace balno pour l’une et un hammam-jacuzzi pavé de mosaïques pour l’autre.

Les 20 praticiennes sont toutes diplômées de l’école de Wat Pho à Bangkok.

Le réflexologie est au coeur des propositions du Ban Thaï Spa qui lui dédie deux espaces.

Nous commençons notre immersion bien-être dans une pièce carrelée de bleu par un lavage des pieds dans les règles de l’art. Suit un modelage fait de gestes précis qui témoignent d’une solide maîtrise de la technique et d’une parfaite connaissance des points à travailler en réflexologie.

Nous passons ensuite devant en espace vitré qui propose un ensemble de services -shampoing, massage crânien, manucurie et pédicurie- prodigués sur un fauteuil semblant masser délicieusement le dos.

Au détour d’une porte ouverte, nous découvrons des cabines aux lits recouverts de soies chatoyantes. Chaque salle des soin a un design original nous explique-t-on.

Nous allons tester un massage thaï traditionnel qui se pratique, lui, à terre sur tatami.

La carte du Ban Thaï Spa comporte un joli choix de modelages : traditionnel, Deep Tissue, aux huiles chaudes, aux plantes, à la bougie, aux huiles aromatique (Aroma Zen).

Pour mémoire, la massage thaï traditionnel puise ses origines dans le shiatsu, le yoga et le massage indien. La praticienne effectue des pressions profondes avec les paumes de la main sur les zones larges et avec les pouces sur les points et les lignes d’énergie. Elle utilise également les coudes, les genoux et les pieds. Les séquences se succèdent comme une chorégraphie rythmée qui enchaîne de nombreuses positions.

La sensation de bien-être est réelle. Les bienfaits du modelage perdure quelques jours.

 

Ban Thaï Spa

25, avenue Raymond Poincaré

75016 Paris

http://www.paris-massage.fr