spaluxetv

Archive for avril 2016|Monthly archive page

Le Comptoir Général : cap sur l’évasion

In #restaurant on avril 30, 2016 at 8:38

le-comptoir-general-paris-deco-spaluxetv  

Aux grandes heures de la colonisation européenne, il y eut les Comptoirs Français de l’Inde, La Compagnie Britannique des Indes Orientales …

Si Le Comptoir Général leur emprunte l’exotisme, la comparaison s’arrête là.

Ouvert en 2009 au bord du canal Saint-Martin, dans le neuvième arrondissement, ces anciennes écuries reconverties en scierie jusque dans les années 70, accueillent 5000 personnes par semaine et affichent un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros par an. Le public est attiré par le côté exotique de l’endroit à la fois bar, boutique, restaurant, galerie d’art et club de musique du monde avec un gros penchant pour l’Afrique.

On ne sait où donner de la tête dans ce drôle d’espace où tout est à vendre … sauf le personnel 🙂 Bref, on ne s’ennuie pas.

En début d’année, pour continuer de piquer la curiosité de ses hôtes Aurélien Lafon, le PDG, a repensé la décoration de l’entrepôt de 800 m2.

  le-comptoir-general-entrée-paris-spaluxetv

Les deux pièces jouent toujours la carte de la brocante du lointain avec des lions empaillés côtoyant un assemblage de machines à écrire, des requins tout aussi empaillés dialoguant avec un jardin d’herbes aromatiques, des palmes de bambou éventail éclairées par des lanternes orientales … La pièce maîtresse de ce renouveau décoratif est une proue de navire où l’on peut danser ou farnienter sur des chaises en profitant du spectacle. Tout en bois vieilli et blanchi, la coque, qui abrite un bar, ressemble à s’y méprendre à une épave. Une épave où fourmillent 1000 poissons-convives chaloupant au son d’un groupe japonais.

1000 poissons prêts à s’échapper vers d’autres rivages.

La programmation du Comptoir Général ressemble à une brochure de voyages. Tous les deux mois les clients sont invités à découvrir une nouvelle contrée, à travers ses plats, ses cocktails ou la projection de documentaires : les Caraïbes en mars, l’Inde en mai, le Japon en juillet, les océans en septembre, la Laponie et le Grand Nord en fin d’année…

le-comptoir-general-paris-lion-spaluxetv  

Last but not least, des découvertes « hors site » sont prévues : rencontre avec un druide, un vampirologue, un fabricant d’huiles essentielles …  

 

À suivre donc …    

 

Le Comptoir Général

80 Quai de Jemmapes

75010 Paris

 

Publicités

L’Hôtel de Beauté : art et cosmétique contemporaine

In #Versailles, beauté on avril 30, 2016 at 7:08

hotel-de-beaute-versailles-spaluxetv En Good Green Citizen nous avons décliné l’offre d’un chauffeur avec méhari pour nous rendre à Versailles Nous avons préféré le train. Mais voilà il y a trois gares à Versailles. La bonne, qui se trouve à 150 m de la maison de « cosmétique contemporaine » et deux autres. Nous ne sommes pas descendues à l’endroit indiqué mais cette erreur fut très agréable. Nous avons flâné dans le quartier historique, jeté un œil au Château et pris une photo -ratée- d’un superbe entraînement équestre dans les écuries royales.

L’hôtel de beauté est situé dans l’ancien hôtel des Gabelles construit par Louis XIV au XVIIe siècle. La nuit il s’illumine de violet,  la couleur signature de ce lieu contemporain entre art et cosmétiques.

À l’entrée, une cour pavée rebaptisée jardin de pierres. Aidée par sa fille Erika, la propriétaire Odile Finck -pharmacienne et communicante- a fait inscrire des noms de fleurs sur les pavés de cet espace qui deviendra, aux beaux jours, un lieu vegan et un salon de thé gourmand.

On pousse les portes de verre  designées et voici de nouveaux une coure de pierres, un cadastre qui raconte l’histoire de l’endroit en 22 dalles de 40×40 cm taillées par un sculpteur.

Le comptoir de l’accueil a été spécialement conçu pour y encastrer une améthyste de 500 kg. Au-dessus, deux tableaux de Fabrice Hyper. Autour, un corner shopping original qui mêle produits cosmétiques adoptés par la maison, objets d’art et artisanat de luxe. La propriétaire a racheté le fond de joallerie d’Eric Lopez , un artisan qui s’est converti à la sculpture. Mais l’on trouve aussi des nounours en bouquets ou en sautoirs -baptisés Louis en hommage au roi soleil-, des porte-smartphones ou des porte-monnaies en peau de crapaud confectionnés par le tanneur d’Hermes …

Un kimono japonais vintage dressé sur un mannequin rappelle qu’il convient de demeurer élégant à la maison.

hotel-de-beauté-corner-gourmand-spaluxetv

À droite de l’entrée, la suite VIP également destinée aux personnes à mobilité réduite. C’est l’écrin le plus classique avec deux tableaux de l’école Ingres, une échelle indonésienne et des rosaces sur les murs, petite touche décalée. Le lustre en feuilles de papier calque et fils de fer se retrouve un peu partout dans la maison de beauté à côté des Baccarat Starck. La table de soins est très large (80 cm) et surprise, un tiroir amovible permet de se faire laver les cheveux allongé(e). Un délice paraît-il à addictif.

Chacune des 7 suites, couvrant entre 21 et 27 m2, offre l’ensemble des prestations de l’hôtel y compris le champagne et les petits plaisirs gourmands. On la réserve selon l’humeur de 2h à une-demi-journée voire plus. 

Nous grimpons l’escalier XVIIIe dont le premier stop débouche sur l’Open Space. C’est ici que les clientes ne souhaitant pas recevoir des soins en suite privée se voient prodiguer manucure, pédicure, coiffage (avec lissages, balayages …) Un corner avec maquillage bio est aussi à disposition. Une sculpture moitiée sirène moitiée serpent rampe sur la largeur d’un mur. Deux compositions faites de cheveux ornant un tee-shirt habillent le coin coiffure. Un corner lounge design appelle à la paresse.

hotel-de-beauté-versailles-openspace-spaluxetv

Nous devons tester une pédicure avec pause de vernis semi permanent bio. L’hôtesse de beauté, habillé d’un bien joli uniforme violet Issey Miyake, nous conduit à une extrémité de l’Open Space dans un corner très design agrémenté de toutes petites touches drôlatiques  comme cette botte customisée par un artiste en écho à la beauté des pieds (voir visuel). Par discrétion, elle tire un panneau isolant le corner pédicurie.

hotel-de-beauté-versailles-pedicure-spaluxetv

Surprise, nous avions demandé un thé vert à la menthe et nous nous retrouvons avec un Lipton. Le soin se déroule sans que l’on nous propose des chaussons. C’est le manager qui nous les a fourni. À revoir donc. L’esthéticienne nous demande si nous préférons l’eau chaude l’eau tiède, dépose une pastille effervescente dans le bac qui combine luminothérapie et massage. Elle procède à un gommage, à un ponçage puis s’occupe des petites peaux, de la coupe des ongles et de son rendu. La pose du vernis semi permanent est incompatible avec les substances grasses, le modelage se fait donc à la fin. L’hôtesse nous précise que le vernis bio ne rend sa brillance maximale que deux ou trois jours plus tard. Nous le trouvons déjà pas mal du tout après la pause. Elle nous propose soit de revenir pour ôter le vernis soit de nous donner de quoi le faire à la maison. Nous aimons beaucoup le petit flacon de bois serti de verre du vernis.  Le noir est magnifique mais le choix de couleurs est large des « corail » aux rouges en passant par le bleu, le vert, et les beiges.

Nous reprenons l’escalier d’époque pour nous rendre à l’étage « technologique ».

« Je me suis déplacée en Amérique Latine et aux États-Unis pour choisir les machines » explique Odile Finck « Certaines traitent la culotte de cheval, les poignées d’amour, les bourrelets rebelles sur les genoux ou sous les bras avec des techniques de cryolise ou d’ultrasons et lissent la peau en utilisant le radiofréquence. D’autres aident à sculpter l’oval du visage ou la silhouette en travaillant le tissu  profond par ultrasons ou thermage. D’autres dépilent ou encore repulpent le visage grâce a la lumière pulsée sélective. Ce sont des machines médicales utilisées dans une version esthétique. J’ai formé les hôtesses et je supervise leur travail« . La directrice insiste sur la sécurité, les bienfaits des associations de technologies et l’adaptation des protocoles après le diagnostique préalable à tout soin.

hotel-de-beauté-versailles-suite-technique-spaluxetv

On nous attend pour un soin du visage cosmeceutique. La suite est superbe, grande (27 m²)  avec parquet de bois blond, grand miroir, lustre de cristal, fauteuils design, sculptures khmères sur la cheminée d’époque. « Nous procédons par layeling » précise l’esthéticienne très prévenante en nous demandant si nous voulons une couverture supplémentaire. Inutile, nous sommes drapées dans un peignoire violet (évidemment) ultra moelleux. Le soin de 45 mn comprend un nettoyage de la peau, un peeling, la pose de sérum puis d’un masque hydratant et anti-âge sous luminothérapie pendant une vingtaine de mn. Le moment se termine par une léger modelage. Le résultat est très satisfaisant : teint (encore) plus claire, peau élastique et pulpée. En prime un amour de petit nounours !

hotel-de-beaute-versailles-suite-bien-etre-spaluxetv  

Pour les soins cocooning il faut se rendre dans la partie bien-être de l’Hôtel.

Les hommes disposent de leur propre espace avec fauteuil de barbier et soins dédiés. Ils y reçoivent aussi les soins de la carte. En sortant, une sculpture en forme de lame de rasoir. Monsieur met la tête dans l’un des interstices et hop un selfie !

hotel-de-beauté-suite-homme-barbier-spaluxetv

Vous terminons la découverte des 1000 m2 de L’Hôtel de Beauté par l’espace gourmant intérieur. Sous une verrière, un piano, des chaises classiques ou design, des paravents, des objets d’art.

hotel-de-beauté-versailles-corner-gourmand-spaluxetv  

Recommandé aux amateurs d’art et de soins de pointe mais aussi pour une escale bien-être originale lors d’un city-break à Versailles.    

 

Hôtel de Beauté

6 Avenue de Sceaux,

78000 Versailles

 

Le Petit Duc : apothicaire des saveurs

In #fooding, lifestyle on avril 23, 2016 at 8:14

Le-petit-duc-les halles-paris-spaluxetv

Le goût pour les bonnes choses est toujours récompensé ! La preuve,  l’équipe du Petit Duc a décroché le dernier emplacement disponible sous la canopée des Halles. Le vert-jaune indéterminé recouvrant la toute nouvelle structure architecturale évoque d’ailleurs -en plus douteux- le « jaune calisson » de la boutique confiserie.

Calissons, berlingots de Carpentras, roses cristallisées, sucres d’orge, chocolats pralinés, réglisses, macarons, dragées de Verdun, pastilles Vichy, nougats, biscuits triangle aux amandes,  … le dog shopping au Petit Duc est une aventure gourmande et un voyage dans l’histoire des saveurs salées et sucrées.

Petit rappel. Laurent Palanque quitte Vuitton en 2009 pour reprendre la maison Charaix à Joyeuse en Ardèche. Le polytechnicien n’a pas résisté à l’appel, non de la petite madeleine, mais du macaron de son enfance, fabriqué par la pâtisserie. L’entrepreneur épicurien enrichit son offre sucrée avec des produits aux châtaignes, un vin liqueur, des biscuits et des miels (le miel à la bruyère blanche est à tomber !). Son aventure en pays de gourmandise se poursuit par l’achat du Petit Duc en 2012.

le-petit-duc-les-halles-bonbons-spaluxetv

À Saint-Rémy de Provence, le Petit Duc est une institution. Anne et Hermann (maître pâtissier), un couple de passionnés d’histoire et de douceurs, acquièrent cette biscuiterie sèche il y a vingtaine d’années. Leur but : préserver le patrimoine de la confiserie made in France en recherchant, dans les bibliothèques d’Europe comme sur le terrain, les  recettes ancestrales puis les adapter à notre époque. Le Petit Duc devient un musée vivant du bonbon. Chaque sucrerie à son histoire. Le macaron est associé à Catherine de Médicis, le calisson au roi René d’Anjou. Au 18è et au 19è siècle, la maîtresse de maison distribuait des fleurs cristallisées pour signifier à ses invités que que moment de prendre congé était venu.

Philippe Palanque poursuit le « travail  de mémoire » d’Anne et Hermann en promouvant leurs trésors.

le-petit-duc-boutique-les-halle-paris-spaluxetv

Aujourd’hui on compte trois boutiques Le Petit Duc à Paris.

Celle des Halles est la dernière en date. Les vitrines sont ornées de sculptures en suspension de gâteaux aux amandes et de biscuits. Bel effet ! Le décor est feutré, chaud, intemporel, un rien vintage. Un espace est dédié aux objets chinés que Philippe Palanque propose en cadeaux. Autres nouveautés : des fougasses, des sacristains et des pompes à huile. Sans oublier les oeuvres de jeunes artistes.

L’apothicaire des saveurs n’en finit pas d’expérimenter.  

 

Le Petit Duc

3 Passage de la Canopée (accès porte Lescot)

Paris 75001

http://www.petit-duc.com/fr/

Dermalogica : testing au concept store

In beauté on avril 23, 2016 at 12:30

dermalogica-skin-bar-spaluxetv

Blanc.

Le concept store de Dermalogica, la marque américaine de soins évolutifs basée sur l’exfoliation, est immaculé. Cela lui donne un petit côté clinique suisse.

L’institut, ouvert en juin 2015, s’étend sur 50 m² et deux étages. À l’accueil, un skin bar où les clientes peuvent tester les produits et apprendre une gestuelle beauté à reproduire à la maison. Un escalier mène aux deux cabines en sous-sol.

C’est Lauren, l’une des six esthéticiennes, qui s’occupe de nous. Nous parlons marques et protocoles. Elle me précise que le concept store parisien est l’unique établissement Dermalogica en France.

La cabine est petite mais dépourvue de pollution à la musique guimauve.

Lauren commence par un Face  Mapping qui analyse chaque zone du visage puis enchaîne par un questionnaire sur la routine de soins et les attentes en matière de traitement.

espace-dermalogica-cabine-de-soin-spaluxetv

Le soin visage d’une heure débute par un démaquillage en deux temps comprenant l’application d’une huile puis d’une crème lavantes. La vaporisation d’une brune antioxydante clôt cette première étape. Pour ce moment du protocole comme pour les autres Lauren utilise de petites éponges. Elle mixe ensuite un modelage et un dermolift LPG. On sent parfaitement la peau se soulever sous la stimulation de l’embout de la machine qui reproduit par ailleurs les pincements jacquets. Indolore mais surprenant. La sensation perdure jusqu’à la pose du masque multivitamines A,C,E et avoine. C’est l’instant olfactif. Le parfum de l’avoine chatouille agréablement les narines. Le tout dure une quinzaine de minutes. Lauren procède ensuite au modelage en insistant sur le contour des yeux et des lèvres et en utilisant de nouveau un complexe multivitaminé A,C,E. Le soin se termine par l’application d’un sérum à l’acide hyaluronique, d’une brume à l’eau de rose et d’une poudre au riz.

Le résultat est efficace. Le visage est lifté et a gagné en fermeté et en clarté.

 

Espace Dermalogica

12 rue de la Forge Royale

75011 Paris

Dad : hot dogs on the docks

In Uncategorized on avril 21, 2016 at 12:35

DAD-restaurant-hot-dogs-street-food-cite-de-la-mode-et-du-design-paris-spaluxetv

Le cadre est brut, industriel comme il se doit sur les docks de la Cité de la Mode et du Design.
Des murs couverts de carreaux blancs, de ciment, de grafs constituent avec les gros tuyaux d’aération  les elements of style de l’endroit.
On s’assoit sur des palettes de bois superposées avec option très gros oreillers en lin ou bien on opte pour une table de fer foncé.

Le personnel looké urban minimalist et très accueillant.

Nous sommes chez DAD et ses Terribles Hot Dogs.

L’ouverture de leur premier restaurant de street food est le résultat d’une aventure qui remonte à 2014.

Antoine Barthelemy et Stan Schwab directeur du traiteur Histoire des Sens s’associent pour développer un concept événementiel de hot-dogs à mi-chemin entre le classique américain et le savoir-faire français.

Les deux compères tournent dans les festivals, les salons, les événements et ouvrent un restaurant éphémère sur le Parvis de La Défense où ils servent plus de 5000 clients en 40 jours.

Apparemment la formule plaît.


DAD évoque une figure paternelle centrée sur l’essentiel et ouverte à la vie. C’est rassurant sans être étouffant.

DAD-street-food-hot-dog-veggie-spaluxetv

Bye the way, pas trop lourds les hot dogs ?
Nous avons testé la formule veggie.
Le pain est brioché, toasté, rien à redire, c’est bon. La saucisse se laisse manger mais n’est pas inoubliable.  On ne lui demande pas non plus. Côté garniture c’est roquette, tomates cerises, pickles, oignons frits et confits. Pour la sauce, il faut choisir entre barbecue au whisky, moutarde au miel, moutarde wasabi ou ketchup.
Pour l’accompagnement on opte pour les frites ou la salade,  toujours avec sauce au choix.
On aurait aimé un peu plus de garniture.
Notons que la bière est délicieuse et le dessert que nous avons choisi -un cookie Orco- est fourré de grosses pépites de chocolat … so miam !

Une adresse à noter si l’on a quelque chose à faire au Wanderlust ou si l’on se rend à une expo de la Cité de la Mode et du Design.

 

DAD Hot Dogs – Les Docks

Cité de la Mode et du Design

34 quai d’Austerlitz

75013 Paris

http://www.dadhotdogs.fr

 

Fashion Forward : trois siècles de mode

In #fashion forward, exposition, mode on avril 20, 2016 at 1:53

fashion-forward-comme-des-garçons-spaluxetv

Nous avons fait un beau voyage à travers les époques, les matières, les corps et les arts. Un voyage de trois siècles de la fin du 17e à nos jours. Voilà qui pourrait être la conclusion de notre visite à travers les grands temps de la mode.

La scénographie du musée des Arts décoratifs -qui fête les 30 ans de sa collection mode- met en valeur une sélection de 300 vêtements et d’accessoires emblématiques de l’histoire de la mode à travers une variété d’espaces et de décors.

fashion-forward-empire-spaluxetv

Christopher Wheeldon, ancien danseur étoile au New York City Ballet,  Jérémy Kaplan et Isabelle Vartan ont créé des moments de mode qui campent des scènes de vie propres à une époque. Ces scènes de vie intègrent les arts et le mobilier tandis que les poses expriment une sensualité et une vérité propres au siècle.

fashion-forward-habits17e-spaluxetv

L’absence de barrière renforce l’impression d’intimité avec les vêtements, les accessoires et le decorum.

fashion-forward-mode-art-spaluxetv

On se surprend à imaginer de curieuses histoires. Au début de l’exposition, des mannequins revêtus de vêtements du 17e siècle semblent jouer une mystérieuse scène. La marquise va-t-elle tirer l’épée du fourreau de son compagnon ? Pour en faire quoi ? Et quel rôle peut bien jouer le personnage en habits debout devant les portes ouvertes d’une armoire et de deux tableaux d’époque ?

fashion-forwrd-zuber-spaluxetv

Parmi les affinités électives que la mode entretien avec les arts du décor, citons les boiseries 18e siècle, les papiers papiers peints panoramiques de Zuber, les dessins de Paul Tribe pour les robes de Paul Poiret.

fashion-forward-schiaparelli-poiret-spaluxetv

Jeanne Lanvin, Charles-Frédérick Worth -premier couturier à signer ses œuvres-, Jacques Doucet, Paul Poiret, Madeleine Vionnet, Gabrielle Chanel, Christian Dior, Yves Saint-Laurent … tous ont dialogué avec les arts et les artistes qui les entouraient.

L’exposition suit un ordre chronologique. Tout au long de la visite, on découvre des plateaux de crinolines, des socles de drapés Empire ou des scènes de robe volantes, à la française ou à l’antique …

fashion-forward-robe-de-cour-empire

Encore une fois, les vêtements sont en « accès libre ». Seuls les accessoires – souliers,  minaudières, éventails, bijoux, petit singe témoin des entichements du moment- se donnent à voir derrière des vitrines.

  fashion-forward-eventails-spaluxetv

« Fashion Forward » s’achève comme un feu d’artifice par un bouquet final ou explosent les créations contemporaines les plus frappantes et leurs traînes : la consécration des marques, le règne des logos, la montée en puissance du directeur artistique.

fashion-forward-nef-arts-decoratifs-spaluxetv

Sous la lumière naturelle de la verrière, on découvre ces créations perchées sur un socle blanc qui ressemble à la partie émergée d’un iceberg. 

 

L’histoire immergée de la mode fera peut-être l’objet d’une autre exposition.

fashion-forward-stylists-spaluxetv    

 

« Fashion Forward : 3 siècles de mode (1715-2016) »

Musée des Arts Décoratifs

107 rue de Rivoli

Paris 75001

http://www.lesartsdecoratifs.fr

 

Du 7 avril au 14 août 2016

« Free to Run » : quand les basquets avaient des ailes

In #sport, art, cinéma on avril 13, 2016 at 9:06

 

cinema-free-to-run-spaluxetv.

« Quand je cours je me sens libre« . Cette réplique du film consacré à Ruslana Korshunova, la jeune top modèle kazakh qui s’est défenestrée en 2008 à 20 ans, pourrait servir de motto au documentaire de l’ancien coureur Pierre Morath « Free to Run » sorti le 13 avril.

Le document retrace l’histoire de la course à pied en insistant sur la part de liberté et de défi présents chez les premiers pratiquants.

Il y a cinquante ans ce sport était en effet réservé aux hommes dans les stades. Courir torse nu sentait le souffre et la marginalité.

Easy rider, Easy runner, même combat.

Quant aux femmes, leur constitution était jugée incompatible avec une pratique qui risquait de provoquer un décollement le l’utérus !!! Kathrine Switzer, auteure et chroniqueuse de télévision américaine, a été prise à partie alors qu’elle courait clandestinement le marathon de Boston en 1967.

Aujourd’hui, il y aurait 10 millions de runners en France (8,5 millions selon une étude de la Fédération Française d’athlétisme (FFA) publiée en 2015).

Loin d’être des marginaux, les coureurs viennent de toutes les strates de la société avec un pourcentage élevé de CSP plus. La course à pied serait le sport préféré des Français (quid du foot alors ?) qui pratiquent aussi beaucoup la natation et le trekking. On court seul, en petits groupes ou bien en salle, option privilégiée par les femmes qui demeurent encore minoritaires.

Les marques se sont bien sûr emparées du phénomène en proposant leurs courses  (Nike Running France …) et leurs produits (des chaussures aux objets connectés -GPS, instrument de mesure de la fréquence cardiaque au niveaux de l’oreille- en passant par les tenues). Le marché représente 350 millions d’euros en France.

Au Salon du Running 2016, on insistait sur la santé bien sûr mais aussi sur le bien-être, sésame passe-partout, avec un corner massage, un cours de fitness … Défilés de mode des marques et frisson virtuel (saut en parachute) contribuaient par ailleurs à distraire et à attirer le chaland.  

 

« Free to Run » de Pierre Morath, 1h 39m, tous publics.  

 

Salon du Running http://www.salondurunning.fr

Be Hype : les looks de la blogosphère

In #be Hype Spaluxe Tv Blog on avril 10, 2016 at 5:36

 

 

surf-be-hype-spaluxe.tv.ppg

Mode out ! Vive les looks !

Le phénomène, apparu dans les années 80, a explosé avec l’expansion de la blogosphère.

Isabelle Oziol de Pignol, illustratrice et styliste fondue de mode, a ouvert son blog en 2008. Elle y observe depuis sa fenêtre web le vaste peuple des hyspters et les croque avec saveur et minutie. Résultat : un livre « Be Hype, la mode en réseaux ».

Attention, si le plaisir de l’oeil rend la lecture aisée, il peut occulter le travail de réfèrencement qui pourrait bien faire de l’ouvrage un outil sociologique. Car les blogueurs, vlogueurs et consorts reflètent indiscutablement notre époque et parfois la modèlent. En matière de comportement mais aussi de pouvoir. Les couturiers parlaient d’une inspiration venue de la rue. Aujourd’hui, les nouveaux prescripteurs-influencers battent le bitume pour aligner des pics posts. Posts surveillés par les marques qui rémunèrent royalement les plus influentes figures du net.

On peut lire « Be Hype » en suivant une ligne rouge (ou bleu écran au choix) : le biz, l’ego et l’esprit de partage.

animal-be-hype-spaluxetv

Isabelle Oziol de Pignol, elle, découpe son ligne en quatre chapitres : business, mode, physiques, styles de vie.

Dans « Business », on se délecte du Dandy youtuber qui est devenu une star en créant des tutos de beauté stylés pour la barbe « ère victorienne » ainsi que des réalisations de la toiletteuse pour chiens qui propose des coupes « Gwineth Palthrow », « Gandalf le blanc » ou encore « Beckam » (liste non exhaustive) à nos compagnons à quatre pattes.

Plus généralement, Isabelle Oziol de Pignol passe aussi au crible le marché de l’authentique, du tourisme érudit, le biz de l’éthique.  

Dans « Mode », on se régale des titres : « La fille qui se la pète et qui l’ignore », « La fille qui se la pète et assume », « La galeriste tellement fashion », « La galeriste minimaliste » …

vintage-be-hype-spaluxetv

Les portraits sont accompagnés de pages déco, vêtements et accessoires.

« Physiques » aborde les nouveaux créneaux porteurs comme le ou la « Senior », le ou la « King Size » ainsi que les nouveaux incontournables « Les barbus », « Les tatoué(e)s » …

Les métiers ne sont pas en reste avec : le serveur, le boulanger, le chef …

barbes-be-hype-spaluxetv

« Styles de vie » décrypte la génération DIY, Oudoor, Surf, Famille …

Chaque portrait renvoie à des mots clefs, ashtags et zone d’influence (Instagram, YouTube, Pinterest, Web ….)  

Et vous quel hypster êtes-vous ?

couverture-be-hype-spaluxetv.  

 

 

« Be Hype, la mode en réseaux », Isabelle Oziol de Pignol, Éditions la Martinière, 25 E.

Made in France 2016 : une garde robe célèbre les auteurs français

In #salon made in france spaluxe.tv blog, fashion, mode on avril 9, 2016 at 8:42

hotesse-made-in-france-spaluxetv  

Étole multicolore, robe longue Marcel, zizis repetto … la tenue des hôtesses du Salon Made in France (MIF) 2016 est signée Marie-Ange Guilleminot.

L’artiste a collaboré avec une cinquantaine d’artisans et d’industriels du textile pour créer une garde robe « standard » et « sur-mesure ».

Une première pour le MIF qui s’est tenu du 7 au 8 avril au Carreau du Temple à Paris. Une conférence sur « Les nouveaux imaginaires de la French Touch » et une rencontre autour du Made in France comme atout mondial constituaient deux autres temps forts de cette 14ème édition qui a réuni 107 fabricants haut de gamme de la filière mode.

marie-ange-guilleminot-robe-spaluxetv

Dans la Garde-Robe de Marie-Ange Guilleminot, chaque vêtement et chaque accessoire rendait hommage à un poète ou à un écrivain français.

De Baudelaire à Gainsbourg en passant par Marguerite Duras,  Stéphane Mallarmé, Marcel Proust, George Sand … les auteurs se sont de tous temps intéressés à la mode à travers des essais ou des descriptions de vêtements qui reflétaient les moeurs de l’époque ou célébraient leurs amours.

Si, parmi la quarantaine d’articles, la vedette revenait aux « Marcel » -clin d’oeil au calligraphe des moeurs-, on ne pouvait ignorer les cols Claudine brodés de mots tirés des romans éponymes de Colette, la grande pièce de soie qui reposait sur un cadre de verre à l’entrée, les carrés aussi larges qu’aériens et les accessoires fruits des dernières technologies.

Avec les sacs ou encore les chapeaux, l’artiste a habilement joué la double carte de la déco et de la mode. Pliés ils ressemblent à un objet design, dépliés ils se transforment en bibis couture ou en bagage à main ajourés.

En gage de finition ciselée, un passage du Temps Retrouvé : « (…) Car épinglant ici un feuillet supplémentaire, je bâtirais mon livre, je n’ose dire ambitieusement comme une cathédrale, mais tout simplement comme une robe« .

 

marie-ange-guilleminot-sac-spaluxetv  

 

 

http://www.salonmadeinfrance.com

Fatimata Sy au 116 : hommage aux métiers d’art

In art, fashion, métiers d'arts on avril 4, 2016 at 7:54

Fatima-Sy-visuel1    

Les mannequins défilent entre les oeuvres du musée d’art contemporain de Montreuil, le 116. Elle arborent froufrous, amours de bibis et bijoux de verre soufflé.

Le défilé est signé Fatimata Sy. La créatrice « couturière », qui a ouvert un concept store éthique debut 2016, associe ses pièces aux journées dédiées aux métiers d’art. Elle présente deux robes et une brassière tout en froufrous avec une aile dorsale et un éventail. « J’ai voulu travailler de manière précieuse les matières pauvres comme les mousses et les thermocollants » explique-t-elle en soulignant le fait que le défilé une œuvre collective.

Les modèles portent en effet des chapeaux haute mode Alexandra Chamaillard (prix MOF modistes 2015) et Virginie Bécourt ainsi que des parures précieuses Agathe Saint Girons (le collier de verre et de crin de cheval est à craquer).

Le 116 célèbre les journées des métiers d’art à travers cinq expositions.

Rose-Marie Crespin travaille le minuscule avec des fils colorés et du  papier découpé. Ses créations, dont l’Épopée de Don Quichotte, semblent toutes tenir en équilibre, un équilibre fragile, une délicate suspension.

Rose-Marie-Crespin.visuel.spaluxetv

Laurent Esquerré collabore avec des céramistes très pointus et utilise des matériaux du 21ème siècle. Les petits morceaux d’aluminium qui recouvrent l’oiseau aux ailles pliées en forme de prière évoquent une confiserie de Pâques et donnent envie de croquer cette sculpture aux relents de chocolat.

Laurent-Esquerre-visuel-spaluxetv

Angélique et ses sculptures en organdi de coton et en résine offre une ode au blanc. Elle travaille à partir de photos ou sur des bustes vivants (Ali Madhavi). ABCD (aiguille, bobine, ciseaux et dé) fait de voile de coton et de points de couture est un hommage aux « petites mains ».

Angelique-visuel-spaluxetv

Françoise Quardon collabore avec les plus grands noms des métiers d’art (Sèvres, Aubusson) et s’inspire des contes et du folklore pour livrer des oeuvres décalées et/ou sombres.

francoise-guardon.visuel-spaluxetv

Isabelle Bisson-Mauduit recycle (pouf en fibres-déchets de sèche-linge), réinterprète poétiquement les organes en broderie, brode en couleurs sur des photos N/B (le tatoo brodé du bras d’un homme captive le regard), coud sur des tableaux de forêt.

Isbelle-Bisson-Mauduit.visuel.spaluxetv  

 

Maîtrise et poésie du geste.  

 

 

116 Musée d’art contemporain

116 rue de Paris

93100 Montreuil

T : 01 41 63 66 60 http://

http://www.le116-montreuil.com

 

Fatimata Sy

http://www.fatimatasy.com