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Prescription Lab : 6 girls and the Box

In Beauté, beauty on novembre 27, 2016 at 5:20

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À l’origine de Prescription Lab, six filles qui ont cogité ferme le Zeitgeist pour créer une box, une marque et un livret.

Le lancement s’est déroulé au Café Domaine, réputé pour ses brunchs, entre une animation maquillage par Patrick Lorenz, senior make up artist chez Estée Lauder, un coiffage au corner du bar à cheveux 365C et une dégustation de senteurs accompagnée d’une effleurage des avants bras signés Issey Miyake.

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Les produits -sauf le bar à cheveux of course- se retrouvent dans la Box qui contient un rouge à lèvres de voyage qui claque, un parfum (L’Eau d’Issey Pure) et un masque détoxifiant maison.

La formule ? Pas d’échantillons, 2 formats « classique » et un « light », un parfum, un make up, un produit de soin.

La box a choisi un packaging sobre et élégant aux tons noir et argent. Les produits sont rangés dans un sac en tissu estampillé d’un « Prescription Lab, ma parenthèse enchantée« . Le slogan reflète le besoin « de prendre du temps pour soin« . Une respiration qui peut durer de 10 mn à une heure voire plus selon les impératifs de vie et les goûts personnels.

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Dans son offre, Le Lab propose une marque signature qui vise un équilibre « entre des actifs naturels qui respectent la peau et ses besoins, des galéniques plaisir et une formulation efficace« . Les formules, c’est juré, contiennent « 99.9 % d’ingrédients d’origine naturelle » et ne sont pas testées sur les animaux. L’équipe a opté pour « des matières premières végétales et marines, des actifs de saison et des huiles elles aussi végétales« . C’est dans l’air -et c’est bien- l’étiquette est lisible. Pas besoin de travailler à la loupe et de consulter un dictionnaire de chimie pour comprendre la composition. Les produits, imaginés à Paris et réalisés dans des laboratoires Français, sont 100 % Made in France. Affranchis des intermédiaires, ils arrivent directement et en un clic des labos dans les salles de bains. Un chemin digital donc.

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Le côté « prescription-éducation » c’est le livret « Le Prescripteur » glissé dans la Box et consultable on ligne. « On explique les effets des ingrédients à la base de nos produits » précise Charlotte, la rédactrice en chef du mag papier.

Le masque du mois est à base de charbon – qui absorbe et emprisonne les toxines issues de la pollution- et à l’argile détoxifiante et reminéralisante.

Le livret note les propriétés et le plus « une texture qui ne colle pas grâce une combinaison d’huile végétale et de sucre« . Il comprend par ailleurs des portraits et  pages lifestyle.

Trois mots pour définir la marque « Élégance, tendance et greenlover » dixit Charlotte.  

 

Prescription Lab

http://www.prescriptionlab.com

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Les Places d’Or : les « emballeurs » de luxe à l’honneur

In luxe on novembre 24, 2016 at 10:02

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Somptueux magnums de champagne, bijoux de flacons de parfum, pots de crème au design de rêve …  les produits de luxe attirent par leur réputation mais aussi par leur emballage. Qui sont les créateurs de packaging ? L’organisation les Places d’Or les a réuni à l’hôtel Le Meurice du 15 au 17 novembre. Visite.

 

La couture a ses petites mains. Les produits de luxe aussi. Au début des années 90, Richard-David Zaoui, directeur commercial de Wauters et Fils, créé un salon dédié aux artisans de l’ombre qui conçoivent les emballages pour les secteurs luxe, cosmétique, parfum, spiritueux, gastronomie, art et haute technologie. La douzième édition des Places d’Or s’est tenue à l’Hôtel Meurice sous la présidence du big boss de l’Occitane, Reinold Geiger. Elle a réuni une soixantaine d’exposants.

La scénographie jouait le chic curieux avec un espace de réalité virtuelle pour voyager sur les terres d’un grand whiskey, une licorne grandeur nature annonçant la ventes aux enchères de pièces Hermès Vintage par l’incontournable Cornette de Saint-Cyr, un filet mural incrusté de mini emballages de chocolats.

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Discrétion et écologie

Derrière la vitrine d’Iggesund, les bracelets, broches, les bagues …. en carton semblaient faits de métal. Les artefacts étaient destinés à montrer un savoir faire pas à être vendus. L’activité première de la société, comme celle des autres participants, est de servir les marques dans la plus grande discrétion. Dans ce monde, le designer, l’artiste ou l’artisan s’efface devant le prescripteur. Le fabriquant suédois de carton obéit par ailleurs aux nouvelles exigences en matière de développement durable. Le consommateur demande toujours plus d’économies d’emballage et toujours moins d’impact sur l’environnement. Les « packageurs » doivent ou devront s’adapter. Iggesund fait figure de pionnier. La fabrique de pâte à papier centenaire fonctionne désormais presque exclusivement avec de l’énergie d’origine non fossile.

Mélange de genres

L’emballage centralise des talents variés. Un saumon grandeur nature, une boite débordante de caviar, un rouge à lèvres géant … pour réaliser ses factices « Leurres Exquis » se fait brodeur et couturier. Les prototypes Art de la table peuvent constituer de jolis cadeaux.

« Effets spéciaux »

Les fabricants utilisent des techniques et des outils de pointe comme des lasers de dernière génération, des Leds ou des lentilles capables de créer des impressions 3D bluffantes en matière de relief (effet hologramme ou infini).

Miscellaneous

Des flacons de bois, des étiquettes en étain poinçonné incroyablement souples ornant cognacs ou parfums Jean-Paul Gaultier, une vitrine où des anges de plâtre portaient des lunettes noires ont également attiré notre attention.

 

http://www.lesplacesdor.com

 

 

 

L’Hôtel de Beauté : shampoings sur un lit et soins Mulato

In beauté, beauty on novembre 21, 2016 at 4:46

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Le superbe et très arty Hôtel de Beauté à Versailles propose une série de nouveaux soins capillaires et de couleurs éphémères. Testing !

En mai dernier nous avions testé une pédicure et un soin visage dans le tout nouveau Hôtel de Beauté à Versailles à deux pas du Château (voir le lien vers notre article en bas de page).

Six mois plus tard, retour dans le magnifique hôtel particulier du 16ème siècle pour découvrir les soins capillaires et les couleurs funs et éphémères.

Annelyse, très stylée dans sa tenue Issey Miyake, nous accompagne dans une suite privée où elle nous invite à nous asseoir sur un fauteuil design avant de nous servir un thé matcha accompagné de chocolats.

Le diagnostic s’effectue face à un miroir longiligne. « Cette étape est essentielle » souligne le beautycienne « Les clientes arrivent souvent avec une idée de coiffure ou de couleur qui ne cadre pas avec la nature de leur chevelure, leur carnation, la forme de leur visage« . Que faire alors ? Dialoguer à l’aide de nuanciers et d’arguments morphologiques. »Le secret est dans l’écoute et le conseil« .

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Le choix une fois arrêté, Annelyse prépare ses « potions ». Objectif, raviver la couleur naturelle à l’aide d’un mélange, le tout sans amoniaque (les coloration sont à 90 % naturelles). Annelyse ajoute une huile pour cimenter le cheveu de l’intérieur et éviter la casse. Elle travaille ensuite au painting en dessinant dans les zones de la chevelure pour estomper comme le fait le contourning et pour (r)amener de la lumière en se basant sur la forme du visage et la coupe de cheveux. La combinaison des pigments permet de créer un soin sur mesure.

Les Colorations 90% naturelles sont signées Patrice Mulato. Elles sont combinées au Sunlight, une technique d’éclaircissement des longueurs qui illumine une (nouvelle) coupe.

Parfait pour changer de look au gré de ses envies mais sans abimer les cheveux pour autant.

La pose dure 15 mn.

Un quart d’heure pendant lequel Melissa, esthéticienne à l’Hôtel de Beauté, va rectifier la ligne de nos sourcils. Après le choix de la courbe au pochoir, elle procède à celui de la couleur. Le choix est logique : la teinte la plus claire de la gamme à savoir le brun très léger (le blond naturel ne soulignerait pas assez le regard).

Étape suivante : le shampoing. Une découverte. Très répandu en Asie, le shampoing en position allongée est rare en France. Dommage car l’expérience est délicieusement relaxante. Étendue sur une table de massage dotée d’un bac de lavage amovible on se détend. Annelyse s’enquiert de la bonne température de l’eau puis procède au soin John Master Organics. À tester absolument !

La séance s’achève sur une lègère coupe des pointe. Oui oui on veut garder la longueur !

L’Hôtel de Beauté propose par ailleurs un choix de lissages. Ils sont réalisés à l’aide du Steampod, un lisseur vapeur nouvelle génération, dernier né de L’Oréal Professionnel. Ou bien en utilisant l’Xtensose centré sur la maîtrise durable des frisottis/épis afin de dompter et de nourrir les chevelures rebelles (ou boucles « mousseuses »).

 

L’Hôtel de Beauté Versailles

http://www.hoteldebeaute.com

 

(1)   https://spaluxetv.wordpress.com/category/hotel-de-beaute-versailles/

Salon Equip’Hôtel : focus sur les tendances hôtel-spa, beauté, design

In #hotels de luxe, beauté, design, Spa on novembre 19, 2016 at 7:38
Help yourself : produits vegan chic Tara Smith sur le Stand Ski Total du salon Equip Hotel

Help yourself : produits vegan chic Tara Smith sur le Stand Ski Total du salon Equip Hotel

Le salon Equip Hôtel, qui s’est tenu du 6 au 10 novembre à Porte de Versailles, a accueilli 1 600 exposants dont 20 % venus de l’étranger. Les espaces Beauté, Spa, Déco, Fooding … étaient organisés en quatre pôles (1) eux-même divisés en bulles et capsules tendances. L’ensemble s’étendait sur 3 000 m2 et 3 niveaux. Un monde à explorer.

 

« Testé sur des stars pas sur des animaux »

Le Pavillon 4 faisant la part belle au spa et aux cosmétiques. Les principaux acteurs du secteur étaient présents : des labels comme « Spas de France » au magazine « Émotion Spa » en passant par les équipementiers, les designers et les beauty et spa brands.

Nous avons repéré 4 marques.

« Testé sur des stars pas sur des animaux« , est le slogan accrocheur de Tara Smith la marque londonienne vegan specialisée dans les soins capillaires. Tara a commencé sa carrière de hair stylist il y a 25 ans. Soit plus de deux décennies à accompagner les vedettes du grand écran dans des shootings et les festivals de Sundance à Cannes. Le perroquet emblème est le signe de ralliement des vegan chics. Tara Smith vient de rejoindre le collectif  Ski Total qui rassemble des cosmétiques de niche pointus. Le stand de Ski Total où trônait une baignoire remplie d’échantillons collait parfaitement à l’image chic et décalée du groupe britannique.tara-smith-skitotal-equiphotel-spaluxetv

 

Carole G la Beauté Bienveillante est une nouvelle marque créée par Carole Géraci sur le créneau eco-chic. La marque communique aussi sur la chasse aux ingrédients nocifs pour la santé. « L’Union Fédérale des Consommateurs (UFC) a passé au peigne fin 185 produits cosmétiques du quotidien : déodorant, crème pour le visage/corps, gel douche … et a constaté que sur ces 185 produits, 62 contiennent des allergènes majoritairement de la méthylisothiazolinone » peut-on lire sur le site G-Cosmetic « Pas moins de 101 recèlent également des perturbateurs endocriniens dont 44 sous la forme de méthoxycinnamate d’éthylhexyle, un filtre UV perturbant le fonctionnement oestrogénique et thyroïdien« . Carole a réalisé une liste de 13 ingrédients suspectés d’être toxiques (sels d’aluminium, certains filtres solaires chimiques, parabens, sodium, silicones … ). Ingrédients bien sûr bannis de la composition des produits. La créatrice insiste par ailleurs sur la combinaison d’Effi-actifs (des actifs intégrés à dose maximale) et d’ingrédients naturellement actifs (huiles et baumes végétaux). Nous n’avons pas encore testé les produits donc no comment à propos de l’efficacité. Sur le stand nous avons toutefois constaté que les textures sont légères et pénètrent sans laisser de trace. Une obligation pour une marque qui joue sur la polysensorialité (bien-être émotionnel et physique). G Cosmetic comprend cinq collections signature aux extraits actifs : capucine royale (tonus), rose délicieuse(anti-imperfections), pivoine vertueuse (hydratation), lys majestueux (éclat), orchidée prestigieuse (anti-âge).

dharmazone-equiphotel-spaluxetvContrairement à ce que son nom évoque Dharmazone ne vient pas d’Inde mais de Scandinavie. Lancée en 2007, par une famille suédoise, la marque est certifiée bio par Natrue (une référence) et l’éco-label nordique The Swan. Avoir un minimum d’impact sur la nature et un maximum sur la peau est l’ambition de la société. On aime !

damala-organic-bath-equiphotel-spaluxetvOn connaissait les produits Damana et leur packaging qui évoque des flacons d’officine. On appréciait les textures et les senteurs des lignes bio Neroli et Terre et Soleil à base d’extraits végétaux (plantes aromatiques et médicinales) subtilement parfumés. Sur le stand nous avons découvert une nouveauté : une ligne de bain Bio à l’aloe vera certifiée par ECOCERT et labellisée COSMEBIO. On va vite tester.  

 

Le Studio 16 : déco et design de demain

terrasse-article-equiphotel-christophe-gautrand-et-benjamin-deshoulieres-spaluxetvLe Studio 16 consacré à l’hôtellerie de demain présentait des créations Indoor et Outdoor.

Il s’ouvrait sur une terrasse conçue par Christophe Gaudraud et Benjamin Deshoulières. L’installation reflétait la mutation de nos modes de vie où l’intérieur s’ouvre à l’extérieur faisant du végétal un élément clef de la maison ou de l’hôtel. Dans « Le jardin d’Eden » des paysagistes, une variété de plantes, arbres et arbustes rapportés de voyages se mêlaient au mobilier chiné à travers le mode. Le « stay tuned » était central comme dans l’ensemble des espaces exposés au salon.

Le Lobby de l’architecte Jean-Christophe Nuel était pensé comme un espace social, un lieu à vivre nuit et jour où le bar et les espaces lounge jouaient un rôle central dans un contexte de dématérialisation de l’accueil (check-in/out réalisé en amont avec remise d’une clef flash code, d’ I PAD de navigation dans l’hôtel à l’arrivée).

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In The Room, d’Elizabeth Leriche -directrice du bureau de style éponyme- aidée par les architectes Guillaume Terver et et Christian Delcourt, se voulait une « parenthèse enchantée sacrée ». Haut lieu de l’intime et du bien-être, cette chambre  était divisée en trois lieux. Le lit concept  – pièce dans la pièce- intégrait une literie exigeante. Le dressing s’adaptait au « nomadime encadré » en proposant des formules à la carte allant du pose-bagage au grand tralala (espace shopping, ouverture de multiples compartiments, design  digne d’une loge de théâtre …). La salle de bains rebaptisée « scènes de bains » offrait une palette de variations autour du bien-être (espace table de massage, corner barbier), de l’intimité (douche en open space ou en huit-clos), de la beauté (coiffeuse de maquillage, miroirs et vasques).

 

Capsule « Chambre Origine » : s’endormir comme un soleil qui se couche

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Parmi les capsules, une autre chambre se distinguait. La « Chambre Origine » était positionnée développement durable et nouvelles technologies. Laurent Delporte, influenceur et expert français de l’hôtellerie luxe & digital avait demandé à l’agence W2 de réaliser ce lieu centré sur le retour aux fondamentaux « le bien dormir et le bien s’endormir« . Pour y parvenir, le système d’éclairage intégrait des lumières qui s’estompaient « comme un soleil qui se couche » et un dispositif garantissant le noir absolu (extinction des écrans de veille, des lampes mitoyennes des rideaux …). La « Chambre Origine » se voulait « économe en énergie, bio sourcée, ressourçante » et très connectée.

 

Récompenses : capsules sensorielles et art de la table

Le salon a remis une série de récompenses basées sur les votes d’internautes. Le jury de la capsule Spa et salle de bains a décerné le prix Innov 16 à Skinjet et ses capsules de douches sensorielles inspirées des recharges de café.

Parmi les autres distinctions citons, le Mood art de la table by Christofle, une pièce décorative de forme ovoïde découvrant « un nouveau couvert contemporain, épuré et universel en métal argenté destiné aux dîners impromptus et aux brunchs décontractés« .

La Eat Place

vip-bar-studio-des-chefs-equiphotel-spaluxetvÉquip Hotel a organisé séminaires et tables rondes autour des grandes tendances de l’hôtellerie, du bien-être et de la restauration.

Un exemple : en mode séminaire à l’hôtel, la restauration se doit d’être happy, nomade, surprise, axée sur la détente et le partage.

Trois lieux conçus par Marc Hertricht et Nicolas Adnet donnaient un aperçu des conjugaisons actuelles entre l’art de vivre et l’art des terroirs. À savoir Le VIP et son allée à damier noirs et blancs, Le Bar à la verrière atelier surmontée d’un lustre magistral, le Resto des Chefs ode aux jardins à la française avec ses topiaires et ses nefs végétales.

Plus de 110 Chefs dont -Thierry Marx, Pierre Caillet, Xavier Pincemin, Alain Le Cossec, Marie Sauce, Bernard Leprince – avaient répondu présent.

Le Studio des Chefs fut la grande arène des concours culinaires animés par ces très grands chefs sélectionnés par Châteaux et Hôtels Collection et Le Studio Flair celle de la mixologie.

 

 

http://www.equiphotel.com

 

(1) Technologies et services, Salle de bains § Spa, Décoration, Design § aménagement, Produits alimentaires et équipements.

Paris Photos : la MEP sème le trouble

In art, photographie on novembre 13, 2016 at 3:04

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L’Amérique façon tableau de maître, la quête de la lumière absolue à Aix-en-Provence, l’Animal à l’Animalité évanescente au zoo, la MEP (Maison Européene de la Photographie) ouvre sa « saison américaine » sous le signe du « trouble ». Dans le cadre du mois de la Photo, ces expositions côtoient celle de Pierre Molinier, pionnier fétichiste du Genre et de Johann Rousselot, prix AFD/Polka.

Après une immersion dans « Les Trente Désastreuses », les années noires de New Delhi, nous cherchons la clarté au niveau 1. Le photographe américain Harry Callahan a séjourné à Aix-en-Provence entre 1957 et 1958. À la manière d’un impressionniste urbain hantée par sa muse, l’artiste va y traquer la lumière.

 

Harry Callahan : Aix-en-Provence ou la lumière

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L’exposition est une déambulation en petits formats dans la ville et dans l’imaginaire d’Harry Callaham. Les silhouettes furtives dans les rues, l’approche distanciée les habitants mais rigoureusement ciselée des bâtiments témoignent des mêmes préoccupations esthétiques que celles présentes dans les clichés pris à Chicago et dans le Middle West américain. La nature est réduite à la portion congrue tandis qu’Èléonor, l’épouse est omniprésente. Dans la jardin du couple, l’artiste travaille les surimpressions. « La symbiose entre les paysages de Provence et le corps de sa femme fut pour lui une véritable révélation dont il s’attacha à décliner de multiples variations » rappelle-t-on à la MEP « Interrogé sur ces images, Harry Callahan a répondu que chaque fois qu’il regardait le paysage, il pensait à Éleanor« .

Avec les surimpressions, les clichés à la noirceur tranchée d’une rai de soleil constituent les pièces majeures, les « attrape l’oeil ». L’attrape-coeur de l’artiste, le coeur de ses recherches reste la lumière.

Harry Callaham « trouve dans ses rues, ensoleillées même en hiver, le théâtre idéal pour ses recherches sur l’ombre et la lumière et le graphisme des façades ordinaires. Du cours Mirabeau, vaste esplanade bordée d’hôtels particuliers du XVIIIe siècle, ornée de riches fontaines et de platanes, il ne retient que des figurines minuscules émergeant d’un noir intense et profond » lit-on sur les murs de l’exposition.

Andres Serrano : les visages troubles de l’Amérique

andres-serrano-klan-mep-spaluxetvAu niveau 2 l’Humanité explose. Elle se brise sur les sans-abris new-yorkais. Elle triomphe dans les grands formats des Indiens, du Klan, des Cubains …

L’exposition d’Andres Serrano, figure majeure de la photographie mondiale comprend deux parties. La première America s’ouvre sur un espace dédiée au 11 septembre. Le photographe entend « contribuer au débat sur l’identité américaine dans sa diversité, en mêlant les âges, les genres, les milieux, les confessions ». On y croise des assemblages étonnants de portraits comme celui d’un vétéran et du rappeur star Snoop Dogg ou encore de Donald Trump doublé d’une mini Miss.

andres-serrano-homeless-spaluxetvL’autre aile s’organise autour d’un ensemble de portraits new-yorkais, –Nomads et Residents of New York-, et bruxellois, –Denizens of Brussels-, dont une partie est révélé en France pour la première fois. Une installation « Signs of the Times » complète la proposition. Un mur de pancartes en carton de sans-abri recueillis par Andres Serrano témoigne du quotidien des SDF entre désespoir, pragmatisme, résignation, humour (caustique) – « no dog food », ‘Mom said wait, we wait here for 10 years »- poésie « fishing for kindness », « 1$ =Good karma » … En réalisant sa série Nomads en 1990, le photographe déclarait «J’avais besoin d’être confronté à mes propres malaises quant aux conditions sociales qui envahissent tous les centres urbains. Nous passons tant de temps à ne pas regarder ces gens. Je voulais montrer leur dignité, celle des indiens d’Edward Sheriff Curtis au XIXe siècle, et les réintroduire dans la société dont ils avaient été bannis. »

La majesté des tableaux inspirés de grand maîtres de la peinture distille une subtile ambiguïté. Les regards théâtralisés avec un soupçon de Pierre et Gilles chez les Natives (The Interprétation of Dreams), la beauté trouble des soldats du Klan, l’éclat parfois « dandy » voire « héroïque » façon Géricault ou Caravage de certains SDF activent des jeux de perception multiples.

Diana Michener : une Animalité floue 

diana-michener-animal-mep-spaluxetvLe trouble perdure lors de la visite de l’exposition Anima, Animals.

La série de clichés de « bêtes » derrière les barreaux des zoos questionne -comme chez Éric Pillot- la condition animale en univers clos. L’image d’un ours en captivité renvoie d’ailleurs à l’élément déclencheur du travail du photographe français auteur de In Situ.

En 2006, Diana Michener, submergée par le chaos d’une rue indienne, se « réfugie » au parc zoologique. Elle y saisit quelques clichés de rhinocéros, éléphant ou gazelle. Les photos vont la hanter. Elle poursuivra ce travail, d’abord à la ménagerie du jardin des Plantes à Paris, ensuite dans différentes villes des États-Unis et d’Europe. La photographe parle d’auto-portraits.

Ses portraits donne l’impression d’une âme qui s’enfuit laissant une enveloppe mythique mais symbolique.

Les barreaux des zoos floutent l’Animalité de l’animal. Un flou poignant.

Pierre Moliner ou la confusion des genres.

archives-pierre-molinier-mep-drouot-spaluxetvLe flou, le trouble, la confusion triomphent au niveau 4 de la MEP chez Pierre Molinier.

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archives-pierre-molinier-boudoir-spaluxetvPierre Molinier a rang de pionnier. Entre 1955 et 1976 il a inventé les figures d’un style qui va influencer deux générations d’artistes, de Luciano Castelli à Breyer P-Orridge. Grâce à la photographie, il mêle l’homme à la femme, la femme à la poupée, les choses vivent les vivants se réifient. La chambre noire est une boîte à fantasmes lesbiens et fétichistes.  « Molinier fabrique du mythe sur mesure, se rêve en lesbienne et donne corps (aux imaginaires  érotiques) les plus fous jusqu’à imaginer une vie incestieuse avec lui-même« .  C’est la confusion des genres, la naissance photographique de la question du Genre.  

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arrchives-pierre-molinier-photos-paris-spaluxetvOn connaît les Sphinges et le Chaman. L’exposition ouvre les coulisses. On y découvre découpages,  collages et instruments de mise en scène que la fille du maître avait conservés dans son atelier.

Ces archives seront vendues aux enchères le 14 novembre chez Drouot.

 

 

Maison Européenne de la Photographie

5/7 rue de Fourny

75004 Paris

http://www.mep-fr.org

 

Beauté et Ultrasons

In #medecine esthétique, beauté on novembre 6, 2016 at 5:03

Pourquoi et comment vieillissons nous ? Quelles sont les techniques anti-âge et leurs limites.

Le Dr Benjamin Cozanet, médecin esthétique, a répondu à nos questions en s’arrêtent sur une technique basée sur les ultrasons, l’Ultherapy. Elle se pratique avec la seule machine multi agréée par le FDA (Federal Drug Administration) pour le traitement du relâchement cutané.

 

Les cellules vieillissent car elles sont programmées pour le faire. Nous le verrons en images dans nos prochains reportages.

Quant aux signes du vieillissement esthétique, ils vont bien au delà du duo rides et cheveux blancs. L’âge entraîne une modification des os -forme et structure-, des muscles, des graisses qui migrent vers le bas du visage formant une triangle inversé voire des ptoses. La peau flétrie ne fait que recouvrir cet ensemble de phénomènes.

Les injections, les fils tenseurs, les lasers … ou encore les ultrasons aident à redonner une certaine forme triangulaire originelle au visage par le comblement des creux, des fractures de la peau, la stimulation  du collagène qui favorise la recréation d’un « matelas » dermique …

Ulthéra, la machine que nous a présenté le Dr Benjamin Cozanet, est indiquée pour lisser le visage, le cou et le décolleté en envoyant des ultrasons dans les mêmes plans de tissus profonds que ceux ciblés par les interventions chirurgicales (jusqu’à 4,5mn de profondeur). Les ultrasons micro focalisés émis par le dispositif créent des points de coagulation qui relance la synthèse d’élastine et d’un nouveau collagène. La micro-coagulation source de néocollagénèsse est obtenue en chauffant les tissus à des températures oscillant entre 60° et 70 °. Un écographe intégré et relayé par l’écran de contrôle assure au médecin un meilleur contrôle de son geste.

Sur l’échelle de la la douleur, le traitement est désagréable mais largement supportable. Il n’entraîne aucune éviction sociale.

Le résultat est optimal 3 mois après l’intervention et dure, selon les cas, d’un an à 18 mois. Les effets seront d’autant plus visibles que la peau est modérément relâchée. Le laboratoire Merz a d’ailleurs établi une échelle du relâchement cutané qui mesure l’éligibilité des patients à l’Ulthérapy.

Les miracles n’existant pas, le côté lift n’a évidemment rien de comparable à une intervention au bloc. 

Il est par ailleurs possible de combiner l’Ultherapy à d’autres techniques de médecine anti-âge comme les injections ou les fils. 

La correction du vieillissement se fait aujourd’hui « sur mesure ».

 

 

http://www.drbenjamincozanet.com

 

 

Video : Beauté et Ultrasons (version FR)

 

Sounds of Beauty (EN Version)

 

 

 

 

Quatre nouveaux palaces en France

In #hotels de luxe, palace, palaces spaluxe tv Blog on novembre 3, 2016 at 3:43

 

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L’autorité de développement touristique, par la voix de Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et de la promotion du Tourisme, vient de distinguer 4 nouveaux hôtels.

Les récompenses reviennent à 3 établissements de Province et à un 5 étoile parisien :

– Le Royal Évian à Évian-les-Bains,
– La Bastide de Gordes à Gordes,
– La Réserve Paris à Paris,
– Les Sources de Caudalie à Martillac.

Cette décision porte désormais le nombre de lieux détenteurs de la distinction à 23.

Le choix couronne des hôtels déjà reconnus dans l’univers de l’hôtellerie et du voyage de luxe.

Il obéit à des critères précis qui portent notamment sur la superficie des chambres, le nombre de suites, le nombre d’employés par clients, le service,  la présence d’un spa. Dans un autre registre, la situation géographique, l’intérêt historique, esthétique et/ou patrimonial sont pris en compte.

Les hôtels distingués sont réévalués tous les 5 ans.

Le terme palace a une portée autant politique qu’économique puisque cette particularité participe au rayonnement touristique de la France.

Hammam Les Cent Ciels : rituel d’automne

In beauté, beauty, Spa on novembre 2, 2016 at 2:56

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La météo avait prévu des brouillards. La météo ne s’était pas trompée. Ce matin là, seuls des rais de lumière alertes parvenaient à strier les feuilles accrochées aux arbres d’automne. La danse intermittente des couleurs pour nous fut brève. Pas le temps de méditer sur le spectacle mordoré. Nous étions attendus par d’autres brumes. Nous avions rendez-vous au hammam Les Cent Ciels République.

 

hammam-les-cent-ciels-paris-fontaine-spaluxetvLe hammam joue la carte de la tradition orientale de bon goût. Le coeur de ce « ryad » du bien-être est composé d’un hammam tiède (37-38 °), d’un hammam chaud (48 °), d’un sauna et d’une piscine (un peu trop chlorée). Surface : 650 m2 sur 200. Pas mal ! Les douches enclavées ponctuent cette première étape de déconnexion. Un décrochage du réel que favorise la décoration. Carreaux de faience prune, beige ou marrons glacé, murs en tadelakt (enduit de chaux ondulé et brillant) bleu nuit ou safran, fontaines, lustres, lanternes composent un tableau très marrakchi.

Allongée près de la fontaine puis  assise sur une dalle carrelée, nous passons une heure à écouter les bruits (murmures, respirations, goûtes d’eau qui tombent lourdement, jets qui s’élancent et retombent), à fermer et ouvrir les yeux pour capter les couleurs et les ombres à travers les vapeurs. Une expérience sensorielle doublée d’une détoxification. Ici, la peau exhude les toxines comme nulle part ailleurs tandis que l’alternance chaud-froid stimule les capillaires.

Puis vient le moment de s’enduire de savon noir (15 mn avant le soin). Plus question alors de piscine ou de douche. Le savon d’alep ne ferait plus son office  lors du gommage.

acc-hammam-les-ciels-ciels-paris-escalier-spaluxetvÀ l’heure dite, Véronique, vêtue d’une tenue traditionnelle, nous conduit vers l’une des 3 salles idoines. Elle pose sur le banc de pierre le paréo (très doux) qui nous a été remis à l’accueil avec une serviette, un peignoir et des tongs « stantards » puis commence le travail d’élimination des peaux mortes. Le geste est aussi sûr que la pression.

Le rituel se poursuit en salle de soin. Il y en a 7 dont deux double. La nôtre, au sommet d’un escalier, est vaste, sobre et chaleureuse avec son grand miroir et son parquet clair.

Pendant une heure Véronique va lisser notre corps, le polir. De longs mouvements enveloppants pour drainer, des pressions pour détendre. Au total, une cinquantaine de manoeuvres effectuées à l’huile d’argan  pure et biologique. On décroche !

acc-hammam-lescentsciels-salle-de-soin-paris-spaluxetvVéronique enchaîne avec le nouveau gommage pour le visage à base de beurre de karité, d’huile d’amande douce et de rose afin d’éliminer tout en douceur les impuretés et les cellules mortes. En fin de soin, elle pose la dernière crème-masque « L’Intense » », un anti-âge global qui promet d’hydrater en profondeur et de protéger l’épiderme grâce à ses propriétés anti-oxydantes. Un coup d’oeil au grand miroir nous renvoie l’image d’une visage frais et pulpé.

acc-hammam-les-cent-ciels-paris-entree-spaluxetvNous quittons la salle de soin pour gagner le corner repos. On y arrive en suivant un chemin de lourdes portes de bois sculpté et de petits salons aux sofas moelleux. Installée sur un canapé, sirotant un thé vert, nous regardons le ciel aux mille lunes puis … plus rien !

http://www.hammam-lescentciels.com

7 rue de Nemours

75011 Paris

La Table du Lancaster : des terroirs légers au déjeuner

In hôtels de luxe, Restaurants étoilés on novembre 1, 2016 at 1:15

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La Table du Lancaster vient de recevoir le prix Villégiature du meilleur restaurant d’hôtel en Europe. Une récompense qui s’ajoute à d’autres notamment aux deux étoiles Michelin.

Dans un cadre élégant et feutré avec vue sur jardin, on déguste des plats inattendus empreints des richesses culinaires du monde. Ces créations sont le fruit de l’imagination du chef Julien Roucheteau qui a succédé à Michel Troisgras.

Le midi, le chef propose une nouvelle formule entrée-plat ou plat-dessert revisitant les classiques du terroir. Des interprétations d’une surprenante légèreté.

Nous avons choisi une blanquette de veau et un vacherin.

Très très loin de la « blanquette des familles » une employée à l’enthousiaste chic nous a servi un bijou de met au goût sophistiqué et paradoxalement authentique.

table-lancaster-blanquette-spaluxetvLa recette ? La poitrine de veau d’origine française est cuite une première fois pendant huit heures. Juste avant le service, la viande est snackée afin de caraméliser les graisses. Elles est accompagnée de légumes frais (champignons, oignons blancs, carottes). Le risotto est lui aussi snacké. Un dégraissage au citron allège la sauce traditionnelle et donne une fraîcheur en palais.

Le dessert, un vacherin revisité autour de la prune et de la mélisse, ne déroge pas au concept de terroir « light ».

table-lancaster-dessert-spaluxetvLa quenelle de glace à la la prune et sa déclinaison de fruits frais rouges et jaunes est entourée de deux plaquettes de meringues. Une crème mousseuse joue sur l’huile d’olive que l’on sent effectivement de manière furtive en bouche. Le parfait glacé à la mélisse repose sur une gelée de prunes.

 

Délicieusement raffiné et … savoureux.

 

 

La Table du Lancaster

7 rue de Berri

Paris 75008

http://www.latabledulancaster.fr