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Archive for the ‘art’ Category

FineLife TV is born

In art, Beauté, fashion, Food, fooding, Lifestyle, travel on juin 18, 2017 at 9:07

 

Voyages, reportages immersifs dans l’art, la mode, la gastronomie, découverte de lieux inédits, débats et rencontres avec philosophes et spécialistes autour de thèmes choisis (l’écologie, le digital, le bien-être, le voyage) …. à l’aide de formules modernes et variées FineLifeTv vous convie à déguster nourritures terrestres et saveurs de l’esprit.

La charte éditoriale repose sur l’idée que le Beau est une entrée, un moyen de sensibilisation aux problématiques actuelles.
FineLife Tv est en soft opening. Pastilles et débats viendront compléter l’offre éditoriale. En septembre la version définitive (charte graphique …) sera prête.
Enjoy !
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Medusa : les bijoux, objets d’art et d’humanité

In art on mai 21, 2017 at 5:57

Ne dites surtout pas à Anne Dressen  que « c’est beau ». Évitez de lui demander quelles sont les pierres et les matières. Pour l’historienne, le bijou est avant tout une oeuvre d’art.

C’est le motto de l’exposition « Medusa : bijoux et tabous » qui se tient du 9 mai au 5 novembre 2017 au Musée d’Art Moderne de Paris.

Le nom a été choisi pour frapper les esprits, semer le trouble, pousser au questionnement et à la transgression.

« Il faut dépasser les frontières. Symboliquement, le bracelet de bonbons d’une petite fille et une broche Van Cleef peuvent avoir une portée artistique aussi forte » estime Benjamin Lignel, créateur et conseiller scientifique de l’exposition « Nous exposons d’ailleurs les deux pièces côte à côte« .

Medusa comporte 4 sections où 400 bijoux cohabitent avec des vidéos- performances, des tableaux, des collages photos grand format et des installations. Un côté protéiforme et tentaculaire qui colle parfaitement au nom.

« Le bijou fantaisie, le bijou de créateur (Anni Albers, Sylvie Auvray, Louise Bourgeois, Akexander Calder, Salvador Dali, Man Ray, Viviann Westwood …), de joaillier, de bijoutier contemporain (Gijs bakker, Otto Künzli, Karl Fritsch …), d’anonyme … possède la même valeur si on le considère comme un outil pour dérouler un propos, parler de l’humanité » poursuit Michèle Heuzé, également conseiller scientifique de Médusa « L »individu se construit à travers le regard de l’autre, la séduction et le bijou en fait partie. »

Si « l’on n’est pas dans le joli mais dans le profond« , on est néanmoins scotchés par la splendeur de certains bijoux signés Chanel, Van Cleef, Boucheron, Hermes et autres Cartier.

Le profond on le découvre en suivant les pas décidés d’Anne Dessen. Les quatre thématiques -l’identité, la valeur, le corps, le rite- mélangent des esthétiques raffinées, amateures, futuristes ou artisanales.

Chaque section « part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire et révéler, un fine, la force subversive et perfomative qui les sous-tend« .

L’exposition a aussi pour objectif de dépasser le bijou dans son usage cultuel, ornemental, usuel, de le détacher de sa connotation trop féminine.

Elle s’achève sur les bijoux du futur, une apothéose du trouble.

Les oeuvres questionnent au plus profond le corps « porteur » de gemmes et ses extensions -le smartphone en premier lieu-. D’ailleurs qui seront demain les créateurs de bijoux ? Des humains ? Des IA. La vidéo artistique montrant des insectes qui fabriquent de petites « parures dorées » est particulièrement saisissante. Et qui seront les porteurs ? Des robots et des humains augmentés à la psyché « autre » auront-ils les mêmes attentes ?

 

Medusa : bijoux et tabous

Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

11 Avenue du Président Wilson

75016 Paris

19 mai -5 novembre 2017

http://www.mam.paris.fr

 

Radio Imagination : connected dead people

In #littérature, art on avril 10, 2017 at 12:17

Classiques de la littérature asiatique, les histoires de fantômes inspirent abondamment le cinéma. Mais c’est la radio et le smartphone que choisit Dj Ark comme medias-medium pour rester connecté post mortem.

Dans une petite ville côtière du Japon, le tsunami de 2011 engloutit habitants et habitations. Un homme se retrouve accroché à un cyprès sous l’oeil attentif d’une bergeronnette. Suis-je mort ? Suis-vivant ? Ai-je été ensorcelé par un renard-fée ? s’interroge ce trentaine ex animateur de radio, fan de pop rock et de rap. Afin de dénouer l’énigme, il renoue avec son passé et lance Radio Imagination. Jingle accrocheur, morceaux choisis, textes souvenirs, la radio fait le buzz. Les auditeurs affluent. Les mails du  peuple d’en bas (du cyprès) abondent. Dj Ark – référence à l’Arche de Noë- ouvre un multi-canal pour faciliter réponses et témoignages. Mais qui sont-ils ces hommes et ces femmes qui livrent leur expérience hyper-réaliste du tsunami et des bribes de leur histoire personnelle. Des incarnés, des désincarnés, des humains en transit ?

Seiko Ito, musicien, rappeur, homme de médias et acteur a remporté le prix Noma – équivalant japonais du prix du premier roman- pour « Radio Imagination ».

La livre aborde de manière très actuelle les grandes peurs qui traversent la société japonaise. En premier lieu la multiplication des catastrophes naturelles et ses conséquences : la mort, l’entre-monde …

À la fin du livre, DJ Ark commence à douter de ses souvenirs et fait appel à ses auditeurs pour en vérifier la véracité. Le résultat est un joli moment de solidarité (post-mortem) à l’intérieur d’une famille -valeur japonaise primordiale- très, très élargie. Au fil du récit, l’animateur sent les frontières de son corps s’effacer. Reset total ? The end ? Pas encore. La communauté intervient avec humour pour le comparer à une divinité – autre référence à un pilier de la civilisation nippone, la religion. Humour encore quand il répond à la question « Suis-je suivant ?’ par un « oui car j’ai une démangeaison« .

« Le Dj des décédés » n’a pas de souci à se faire. Le ton est donné et la relève  assurée. On ne parlera plus jamais des tsunamis de la même manière.

 

Radio Imagination

Éditions Actes Sud

http://www.actes-sud.fr

 

Amour, gloire et dentiers : Iggy Pop chez les retraités

In art, Littérature on avril 8, 2017 at 12:03

 

Après avoir épuisé de promesses son ultime secrétaire ukrainienne, Stanislas, producteur octogénaire de films Z, redoutable tchatcheur un (gros) brin mytho, débarque, ruiné, chez son fils. Costume sombre, rai sur le côté, la progéniture a choisi un chemin très différent des catwalks. Martin est directeur du « Jardin d’Éden », une maison de retraite huppée proche de Deauville. Les pensionnaires y vivent une vie pleine d’ordre, de bon petits plats (équilibrés) et de chlorophylle entre Claire – médecin bombasse-, Sami -infirmier apprenti réalisateur-, Pablo et Antoine -chefs cuistots en égo trip.

L’arrivée de Stanislas va semer une joyeuse pagaille dans ce petit monde centré sur la fin de vie cossue.

Stupre, came et musette animent désormais les nuits des retraités. La température monte de 30° entre Martin et Claire. Iggy Pop entre en scène et en coulisses – le passage du post concert est hilarant-. Rock et Cinéma investissent la résidence. On projette des films dont »Brokeback Mountain » qui va déclencher deux coming out. Catherine Deneuve -présidente du film de Deauville- joue les ambassadrices du documentaire qui se tourne autour de Stanislas.

Marc Salbert – auteur du désopilant  « De l’influence du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire » revisite le thème usité de la maison de retraite en folie. Il livre ici un roman décalé sur le grand âge, le sens de la vie, l’amour et la filiation. Sans oublier le rock, la pellicule et les stars.

Un coup de boutoir dans la forteresse du normcode.

 

 

Amour, Gloire & Dentiers

Marc Salbert

Édition Le Dilettante, avril 2017

 

Mention spéciale à la couverture qui reprend les découpages punk de Jamie Reid. No future ? No, no, no, Fullfully Future !

Salon du Dessin : l’émotion du papier

In art, art on avril 2, 2017 at 3:05

Qu’est-ce qu’un dessin? C’est la question que l’on peut se poser en parcourant les allées du salon qui lui rend hommage.

Sous les hauts plafonds aux sublimes fresques de l’ancienne bourse de Paris, 39 galeries affichent des oeuvres très border line.

Aquarelles, gouache, look photo … le dessin tire un trait sur la vision commune du tracé ou de l’esquisse. « Le fait est loin d’être nouveau mais la tendance continue de s’affirmer avec les jeunes talents » explique Louis de Bayser, Président de la Société du Salon du Dessin « Le dessin est une oeuvre d’art sur papier. À partir de là toutes expressions sont possibles« .

Ce que l’on constate notamment sur le stand d’Hadrien de Montferrand qui expose Mao Yan, l’un des plus grands portraitistes chinois. Ses aquarelles d’un réalisme saisissant brouillent les repères entre peinture, dessin et photo.

On retrouve ce flou chez « Le poète et sa muse » une merveille de poésie signée Gustave Moreau chez Bertrand Gautier et Bertrand Talabardon. Ou encore dans les explosions pigmentaires de « Rythme Coloré » une gouache de Sonia Delaunay (esquisse d’une peinture réalisée pour le XVème salon des Tuileries, manifestation phare de l’époque).

Les représentants du panthéon artistique sont légion. On remarque des dessins de Picasso, de Warhol, de Man Ray, de Modigliani, de Calder, de Bonnard, de Fragonnard (chez Nathalie Motte), de David, de Degas, de Dali, de Duchamp, de Le Corbusier (un superbe « Portrait de femme en buste ») …

Les « Anciens » se mêlent au « Modernes », les stars côtoient les jeunes pousses.

Chez les galeristes (60 % de Français, 40 % d’étrangers), Jean-Luc Baroni et De Bayser font la part belle à l’ancien (« Tête de vieillard barbu » par Hans Baldung Grien, « Étude de la main gauche » par Giovanni-Batistta Franco), Aktis, Karsten Greve, Vincent Lecuyer ont choisi le contemporain (avec un incroyable portrait fusain et craie de Franz von Lenbach par Edward Steichen), Hélène Bailly consacre le moderne (Leger, Delaunay, Picasso).

Les nominés du 10ème prix du Dessin contemporain Daniel et Florence Guerlain ont leur propre exposition.

C’est le roumain Ciprian Muresan qui a remporté de prix devant Didier Trénet et Charles Avery.

Les thématiques vont du portrait (Carlos Swabe, Charles Engrand, Joszsef Ropll-Ronal …), au  paysage. Elle abordent l’abstraction comme le mysticisme. La femme, l’animal, l’imaginaire y sont célébrés. Dans le registre allégorie, fantasme, imaginaire, on a apprécié « Le vrai miroir de la sorcellerie » de Félicien Rops ou encore « La Chevauchée de Faust et Méphistophélès par Louis-Maurice Boutet de Monvel.

Les amateurs de dessins se considèrent comme un club de passionnées encore préservé de la spéculation.

L’engouement pour « la ligne » fait toutefois flamber les prix  » Selon les données ArtPrice, les ventes de dessins ont connu une extraordinaire croissance (…) Les recettes en salles de ventes ont été multipliées par 6 entre 2005 et 2015 passant de 500 M$ à 3 Mrd$, tandis que le nombre de transaction a quant à lui doublé » lit-on dans le dossier de presse. « On observe donc une très nette augmentation du prix moyen pour les dessins sur cette période ; il était de 7 000 $ et est actuellement de 22 000 $ par lot ».

La frontière entre peinture et dessin devient donc bien plus qu’un flou artistique.

Retrouvez notre reportage vidéo mi-avril sur FineLife Tv

Crédits photo : Salon du Dessin et galerie Adrien de Montferrand

 

Salon du Dessin Palais Brongnard

du 22 au 27 mars

http://www.salondudessin.com

Le Baroque des Lumières au Petit Palais

In art on mars 30, 2017 at 1:34

Bande son : Rameau. Décor:  une église et son parcours ecclesial. Le Petit Palais allie originalité et patience (3 ans de préparation) pour l’exposition « Le Baroque des Lumières : chefs-d’oeuvre des églises parisiennes au 18ème siècle. »

 

L’exposition rassemble 200 pièces venues des églises et des musées de la capitale, de province voire de beaucoup plus loin. Durant la Révolution Française, les oeuvres connurent diverses formes de dispersion. Elle furent reléguées dans des entrepôts, affichées dans les musées naissants ou prirent la route de l’exil en particulier du Québec.

Les Églises : un salon pour artistes

« Le Baroque des Lumières  » s’est fixé un double objectif.

En premier lieu, rendre à la peinture religieuse la place qu’elle occupait au grand siècle. Une place occultée par la prévalence des scènes galantes et du portrait.

En second lieu, rappeler l’importance des  lieux de cultes. Où s’exposait la peinture contemporaine avant l’apparition des musées ? Au Salon, à la cour, dans les châteaux et surtout … dans les églises. Pour information, Paris compte 96 édifices cultuels. Une aubaine pour les peintres qui cherchaient à se distinguer.

Scénographie baroque et mystique

Le scénographie très baroque avec ses arrières-plans, perspectives, chapiteaux, boiseries, trompe-l’oeil et jeu entre le clair et l’obscur est signée Véronique Dollfus.

 

 

Le parcours, organisé en huit sections, s’ouvre sur un porche où sont exposés trois tableaux dont une « Naissance de la Vierge » par Jean Restout. La Vierge est baignée dans des limbes d’une blancheur qui ferait presque plier le genou.

On découvre une reconstitution de la Chapelle des enfants trouvés de Charles Natoire avant de suivre un sombre déambulatoire qui mène à une haute nef baroque baignée par la douce lumière des vitraux. Une enfilade de chapelles boisées et un chevet à la clarté bleutée plus loin, voici l’autre nef. De style néo-classique elle nous imprègne de son aura solennelle.

Deux nefs hommage aux grands retables

Dans les nefs sont exposés des grands formats hauts parfois de 30 mètres. On y admire notamment un Christ en croix de Jacques-Louis David, une vie des saints peint par Jean-Nicolas Coypel (Saint François de Paule et ses compagnons traversant le détroit de Messine sur son manteau),  par François Lemoine (Saint-Jean Baptiste), par Jean Restout (Saint-Pierre en prière ) …

« Les huit sections permettent d’apprécier le raffinement des retables et leur différences de style, de la grâce colorée typique de François Lemoine, Jean-François de Troy ou Noël Hallé jusqu’au néo-classicisme épuré d’un Drouais ou bien-sûr d’un David » explique Christophe Leribault, directeur du Petit Palais et co-commissaire de l’exposition.

Un parcours in situ est proposé dans divers édifices religieux parisiens.

 

 

Le Baroque des Lumières

Le Petit Palais

du 21 mars au 16 juillet

http://www.petitpalais.fr

Le Laboratoire d’Esthétique : art et spa entre profane et sacré

In art, Spa on février 21, 2017 at 10:48

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En blouse blanche Martin Margiela et ceinture de cuir Comme des Garçons,  Haily Grenet se faufile dans l’espace blindé du 4 rue Moret. La curatrice de l’expostion « Laboratoire d’Esthétique » cherche son acolyte Émile Degorce-Dumas, performeur et professeur de céramique, pareillement vêtu. Tous deux ont investi la Glass Box, haut lieu de performances artistiques, pour explorer le profane et le sacré de l’esthétique. De l’Esthétique dans les deux sens du terme, la beauté et l’art.

Les Niçois avaient déjà proposé une édition du Laboratoire d’Esthétique au pays de la croisette et une autre à Paris dans le cadre des Nuits Blanches. « Nous questionnons la beauté parce que cette notion est universelle » explique la critique d’art qui produit aussi des événements notamment en Corée du Sud, là où la beauté fait figure de religion. « Plus précisément nous interrogeons la beauté dans un lieu que nous transformons en salon de beauté« .

Pour cette troisième investigation sur la beauté -toujours empreinte de psychanalyse et d’anthropologie- le duo a demandé à une série d’artistes de réaliser objets et vidéos afin d’animer les deux pièces de Glass Box.

L’amina et l’imago ont pris des formes inattendues.

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Emile Degorce-Dumas a construit une table de massage qui n’a rien à envier à celles que l’on trouve dans les instituts et les spas. Accrochée à la table une vidéo montre de manière très décalée et très acidulée les soins prodigués par les esthéticiennes. Une figurante porte d’incroyables platform shoes dérivées des sabots des beauticians. De petits objets tirés de l’univers de l’onglerie et de la manucure sont parsemés sur le lit. Des petites choses qui évoquent les méduses et la SF.  

Ces objets délirants on les retrouve par terre, sur des présentoirs ou accrochés au mur comme ce miroir renvoyant à l’univers de la méchante reine de Blanche Neige, symbole de la fugacité et de la tyrannie de la beauté.  

Des soins resacralisants

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Le Laboratoire propose par ailleurs des soins performance couvrant trois domaines : le toucher, le goûter, l’écoute.

Le massage aux pierres – rappelons pour ceux qui vivent dans une grotte … et why not ?- que la lithothérapie est « une médecine douce se servant de l’énergie des pierres pour rééquilibrer et réharmoniser l’ensemble du corps« .

Le rituel sonore, « Soin massage acousmatique vocal et sifflé pour deux oreilles et yeux clos » de 10 mn créé par Louise Ronke-Senges.

L’initiation à la philosophie Ayurveda avec dégustation d’une décoction.

La  greffe de prothèses. « On a tous un objet fétiche. Quand il se sent bien, on ressent ce bien-être. Ici on propose de travailler la synergie des énergies positives entre le fétiche-doudou et son compagnon, c’est ce que nous appelons la greffe de prothèses » théorise la commissaire.

Totémisme

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Cette dernière évoque alors son intéret pour la magie et le totémisme. « Le rationalisme et le pragmatisme des sociétés occidentales n’empêchent pas la magie de s’immiscer dans bon nombre de pratiques en particulier celles des soins corporels. Le caractère tantôt divin, tantôt diabolique de la beauté est accentué par le vocabulaire et l’imagerie. Les termes de recettes, d’élixir ou de miracle apparaissent toujours ça et là, accompagnés d’images représentant des corps transformés, détachés de toute emprise du réel, mis en lien avec les éléments primitifs, l’eau, l’air, le feu et la terre, dans des situations surnaturelles ».

Le sacré ne s’imprime pas seulement dans le corps. Il peut être projeté. Cette projection va au delà des parcelles traitées (cheveux, ongles …) « Elle s’étend aux objets » certifie Aily qui s’inspire de Pierre Bourdieu. D’où le « soin greffe de prothèse ».

Le corps comme vecteur de socialisation et de communication, le corps adulé, le corps profané … pour vivre les expériences du Laboratoire Esthétique rendez-vous donc à la  Glass Box.

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Les RDV pour les soins performance c’est ici  

Glass Box 4 rue moret 75011 Paris  

07 54 58 52 85

ou par email à linstitutdesthetique@gmail.com       

Elephant Paname : exposition Sipa Press

In art, Art on décembre 20, 2016 at 5:56

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Tirana années 60 : une petite fille au violon et son père traversent une place immense et immensément vide.

Saïgon années 60 : une parenthèse d’innocence rieuse, un instantané de vie au coeur d’un campement américain en pleine guerre.

Addis Abeba années 60 : deux femmes espiègles sous leur voile intégral aux transparences d’encre, deux silhouettes fantomes qui ressemblent à des collages.

De Cuba à Tehéran en passant par Brigitte Bardot, les tirages imprégnés tant d’histoire que de frissons happent le regard et l’immobilise. 

Elephant Paname accueille une exposition hommage à Göksin Sipahioglu, le fondateur de l’agence Sipa Press, à l’occasion des 5 ans de sa disparition.

Un tour du monde et d’époque en 40 clichés mythiques. Des clichés qui donnent à voir au plus près, au plus intime, les événements majeurs de la deuxième moitié du XXème siècle. 

L’Eléphant Paname tout en liserés dorés, bois faussement brut, et plafonds en caissons donne par le décalage avec les photos presse un supplément d’acuité à cette selection.

 

 

Elephant Paname 

10 rue Volney

75002 Paris

http://www.elephantpaname.com

Du 16 décembre 2016 au 16 janvier 2017

 

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Eric Pillot : zoom sur les zoos

In art, livre, photographie on septembre 14, 2016 at 5:10

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17, rue de Sèvres, samedi 9 septembre 2016. Il fait beau à Paris. L’humeur est au shopping. Les gens entrent et sortent du luxueux concept store Hermès des paquets à la mains. Le vaste espace de 1 500 m2 ouvert en 2010 couvre plusieurs lieux de vie et d’achat, dont la librairie Chaîne d’Encre, fruit d’un partenariat entre Hermès et Actes Sud. C’est là qu’Éric Pillot, « le photographe des zoos¨ expose quelques tirages -dont 7 ont été acquis par La Fondation d’Entreprise Hermès- et dédicace son dernier opus « In situ 2 ».

Il y a pire comme espace de signature. La libraire qui occupe l’un des balcons entourant l’atrium est baignée par la lumière naturelle des verrières. On distingue l’escalier d’honneur menant au niveau inférieur du magasin qui, en d’autres temps, fut le bassin de la piscine du Lutécia. En ce temps-ci, il abrite trois huttes de 9 mètres de haut tout en lames de frêne naturel tressées. 

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Eric Pillot parle et signe, sourit et s’étonne. Grand timide ou comédien doué il passe d’un acheteur à un curieux avec la candeur de quelqu’un qui vient d’ailleurs.

Il vient certes de loin. De polytechnique plus précisément. Mais très tôt, l’appareil photo familial avait éveillé l’intérêt du futur ingénieur pour le monde de l’image.

L’expérience polytechnicienne a sans doute marqué Eric Pillot. Il est passé de cadres précis à d’autres non moins stricts : les zoos. L’architecture et l’histoire des parcs zoologiques ont fait le lien entre la photographie « générale » et les clichés animaliers. Mais le déclic fut une image, celle d’ours polaires nageant sous l’eau.

Entre 2008 et 2012, celui qui se qualifie de « chasseur d’instants » a parcouru les zoos des capitales européennes réalisant ainsi la série « In Situ », un projet évolutif sur « l’animal et la question de son humanité dans des environnements captifs« .

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Lauréat 2012 du Prix HSBC  pour la photographie, il publia la même année sa première monographie chez Actes-Sud. Un ouvrage où l’animal constitue « une figure de l’Autre » à travers les émotions suscitées par le support et son effet sur l’imaginaire.

Une reconnaissance suivie d’une autre : le prix Marc Ladreit de Lacharrière-Académie des Beaux-Arts 2014.
La distinction lui permettra de financer « In Situ 2 ». Aux États-Unis, Éric Pillot souhaitait « se confronter aux grands espaces », un moyen « de faire varier ses distances avec l’animal aux architectures et au décors empreints d’une culture du grandiose et photographier des espèces rarement montrer dans nos contrées« .

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Les photos produisent un malaise chez celui qui regarde. Leur beauté trouble, dérange. Le « chasseur d’instants » semble avoir figé les animaux dans une éternité pastel. Statue de sel victime d’un maléfice, l’animal donne par ailleurs l’impression d’avoir été collé sur un décor. La sur-scénarisation du zoo lui ôte toute expression. La vie a fuit. Il reste un décor et des figurants fantômes.

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Nous avons filmé Éric Pillot pendant la séance de dédicace puis à la galerie Dumonteil qui le soutient depuis plusieurs années et a scénographié ses images en les mêlant à des sculptures d’animaux.

Nous avons parlé d’architecture, d’espace, de perception de l’Autre, d’écologie, de voyages et de technique.

À bientôt en images.

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Espace Hermès-Sèvres Babylone

Exposition Éric Pillot

17 rue de Sèvres
75006 Paris
du 2 septembre jusqu’en décembre 2016

Horaires d’ouvertures:
du lundi au samedi de 10h30 à 19h00

Galerie Dumonteil

38 rue de l’Université
75007 ParisHoraires d’ouverture:
du mardi au samedi de 11h à 19h

 

Studio Harcourt : la lumière a une nouvelle adresse

In art, beauté, photographie on juin 27, 2016 at 7:40

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Faut-il encore présenter le Studio Harcourt ?

Oui. Disons oui. Même si c’est juste pour rappeler quelques fragments d’une belle histoire. Une histoire de lumière, de beauté, de pellicules imprégnées de rêve.

En 1934, Cosette Harcourt, Robert Ricci et des Frères Lacroix créent à Paris, dans le 16ème arrondissement, un studio qui va immortaliser les plus grandes figures artistiques du 20e et du 21e siècle. La signature est reconnaissable entre toutes. C’est la lumière. Celle des films en noir et blanc et de leur glamour. Chaque vedette mise en lumière par les photographes du Studio possède une aura, un éclat magnétique.

Les locaux de la rue Goujon plongeaient les visiteurs dans la magie des décors de cinéma des plus grands classiques. Très présents, des éléments décoratifs du film « La belle et la bête » de Jean Cocteau surprenaient autant qu’ils émerveillaient. Mais le bâtiment était devenu trop étroit. Le studio a donc déménagé au 6 rue Lota dans un hôtel particulier datant de 1897 et classé en protection patrimoniale. Le déménagement est à la fois un retour du Studio dans le quartier qui l’a vu naître et un défi architectural confié à Monica Donati Architectures. L’agence d’architecture devait concilier deux histoires classées.

Un lustre de 10 mètres

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La rencontre s’est faite dans le hall, un vestibule oval où se croisent les salons de réceptions d’époque, aujourd’hui devenus le Café et l’un des deux studios photos. Les architectes ont imaginé un lustre de 10 mètres de hauteur constitué de photos Harcourt. Le lustre « traverse la partie centrale du vestibule sur trois niveaux depuis le Musée du deuxième étage jusqu’au Studio Dietrich du rez de chaussée à travers des planchers de verre perforés laissant traverser les câbles … (Il) accompagne la déambulation dans le bâtiment et retrace l’histoire d’Harcourt de sa création à ces dernières réalisations« .

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Si le lustre est la clef de voûte de l’édifice, l’atmosphère en est l’âme. Des espaces clairs-obscurs alternent avec des zones de pure lumière, des projecteurs omniprésents restituent le halo signature. Tapis et drapés rouges, parquets de chêne, escaliers de fer forgé, plafonds d’or dialoguent avec un mobilier qui revisite l’époque.

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Le mobilier des salles d’attente, de réception et du Café est signé Pierre Renard. Le jeune artisan d’art joue la carte du détournement et de l’élégance des contrastes. Le détournement c’est par exemple une table au format photo. L’élégance des contrastes se niche dans les courbes qui répondent au format carré des tables et dans les gris qui écartent le duo noir et blanc.

Aujourd’hui le Studio Harcourt comprend deux studios photos, deux espaces maquillage, un Musée, des salons et un Café.

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Maquillage et shooting : 2 000 E

Le Café est l’association entre deux Entreprises du Patrimoine vivant : Harcourt et Dalloyau.

Ce bel espace clair et chaleureux propose plusieurs formules, du petit déjeuner intime au déjeuner d’affaires.

Les Chefs pâtissiers ont imaginé un gâteau Harcourt : une superposition de gourmandises sous le signe du chocolat blanc. No comment puisque nous n’y avons pas goûté.

Les studios de maquillage préparent le ou la futur(e) photagraphié(e). Le terme de client est banni ! Trop « tiroir caisse », trop vulgaire. Les make up artists utilisent des produits de la ligne Harcourt (le gel sourcils est excellent, nous comptons bien découvrir les autres éléments de la gamme), et puisent dans les poudres, les rouges, les fards Laura Mercier, Paul et Joe, Lise Watier. Une séance coûte 2000 E.

Le photographe et sont assistant proposent une sélection d’environ 60 clichés. La première photo est incluse dans le forfait préparation/shooting. La deuxième photo vaut 900 E.

Il est également possible de privatiser l’ensemble du Studio Harcourt pour 25 000 E.

L’atelier maquillage dispense des cours pour de petits groupes (9 personnes). Prix : 135 E /3 heures.

Musée « Curiosithèque »

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Le nouvel écrin du Studio Harcourt est un espace ouvert. Entre une pause au Café et/ou un shooting, les visiteurs peuvent voyager dans l’histoire du cinéma en découvrant le cabinet de curiosités et ses objets insolites dont un système de roues qui renvoie aux « Temps Modernes » de Charlie Chaplin, un mur animé qui diffuse en HD des documents en images et des expositions « valorisant des clichés inédits dans une galerie de portraits suspendus créant un nuage photographique« .

Clic Clac & Smile  

Studio Harcourt

6 rue Lota

Paris 75016 

http://www.studioharcourt.eu