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FINELIFE TV plaisirs des sens et de l’esprit

In luxe on août 23, 2017 at 5:49

FineLife TV vous convie à déguster nourritures terrestres et saveurs de l’esprit.

Au menu : slow travel, reportages immersifs dans l’art, la mode, la gastronomie, découverte de lieux inédits, débats et rencontres avec philosophes et spécialistes autour de thèmes choisis (l’écologie, le monde digital, le bien-être, la beauté, le voyage, l’art, le style, la consommation …)

La charte éditoriale, à dominante eco-luxury, repose sur l’idée que le Beau est une entrée, un outil de sensibilisation aux problématiques actuelles.

La version anglaise de FineLife Tv sera prête en fin d’année

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FineLife TV is born

In art, Beauté, fashion, Food, fooding, Lifestyle, travel on juin 18, 2017 at 9:07

 

Voyages, reportages immersifs dans l’art, la mode, la gastronomie, découverte de lieux inédits, débats et rencontres avec philosophes et spécialistes autour de thèmes choisis (l’écologie, le digital, le bien-être, le voyage) …. à l’aide de formules modernes et variées FineLifeTv vous convie à déguster nourritures terrestres et saveurs de l’esprit.

La charte éditoriale repose sur l’idée que le Beau est une entrée, un moyen de sensibilisation aux problématiques actuelles.
FineLife Tv est en soft opening. Pastilles et débats viendront compléter l’offre éditoriale. En septembre la version définitive (charte graphique …) sera prête.
Enjoy !
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Medusa : les bijoux, objets d’art et d’humanité

In art on mai 21, 2017 at 5:57

Ne dites surtout pas à Anne Dressen  que « c’est beau ». Évitez de lui demander quelles sont les pierres et les matières. Pour l’historienne, le bijou est avant tout une oeuvre d’art.

C’est le motto de l’exposition « Medusa : bijoux et tabous » qui se tient du 9 mai au 5 novembre 2017 au Musée d’Art Moderne de Paris.

Le nom a été choisi pour frapper les esprits, semer le trouble, pousser au questionnement et à la transgression.

« Il faut dépasser les frontières. Symboliquement, le bracelet de bonbons d’une petite fille et une broche Van Cleef peuvent avoir une portée artistique aussi forte » estime Benjamin Lignel, créateur et conseiller scientifique de l’exposition « Nous exposons d’ailleurs les deux pièces côte à côte« .

Medusa comporte 4 sections où 400 bijoux cohabitent avec des vidéos- performances, des tableaux, des collages photos grand format et des installations. Un côté protéiforme et tentaculaire qui colle parfaitement au nom.

« Le bijou fantaisie, le bijou de créateur (Anni Albers, Sylvie Auvray, Louise Bourgeois, Akexander Calder, Salvador Dali, Man Ray, Viviann Westwood …), de joaillier, de bijoutier contemporain (Gijs bakker, Otto Künzli, Karl Fritsch …), d’anonyme … possède la même valeur si on le considère comme un outil pour dérouler un propos, parler de l’humanité » poursuit Michèle Heuzé, également conseiller scientifique de Médusa « L »individu se construit à travers le regard de l’autre, la séduction et le bijou en fait partie. »

Si « l’on n’est pas dans le joli mais dans le profond« , on est néanmoins scotchés par la splendeur de certains bijoux signés Chanel, Van Cleef, Boucheron, Hermes et autres Cartier.

Le profond on le découvre en suivant les pas décidés d’Anne Dessen. Les quatre thématiques -l’identité, la valeur, le corps, le rite- mélangent des esthétiques raffinées, amateures, futuristes ou artisanales.

Chaque section « part des a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire et révéler, un fine, la force subversive et perfomative qui les sous-tend« .

L’exposition a aussi pour objectif de dépasser le bijou dans son usage cultuel, ornemental, usuel, de le détacher de sa connotation trop féminine.

Elle s’achève sur les bijoux du futur, une apothéose du trouble.

Les oeuvres questionnent au plus profond le corps « porteur » de gemmes et ses extensions -le smartphone en premier lieu-. D’ailleurs qui seront demain les créateurs de bijoux ? Des humains ? Des IA. La vidéo artistique montrant des insectes qui fabriquent de petites « parures dorées » est particulièrement saisissante. Et qui seront les porteurs ? Des robots et des humains augmentés à la psyché « autre » auront-ils les mêmes attentes ?

 

Medusa : bijoux et tabous

Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

11 Avenue du Président Wilson

75016 Paris

19 mai -5 novembre 2017

http://www.mam.paris.fr

 

Salon du Dessin : l’émotion du papier

In art, art on avril 2, 2017 at 3:05

Qu’est-ce qu’un dessin? C’est la question que l’on peut se poser en parcourant les allées du salon qui lui rend hommage.

Sous les hauts plafonds aux sublimes fresques de l’ancienne bourse de Paris, 39 galeries affichent des oeuvres très border line.

Aquarelles, gouache, look photo … le dessin tire un trait sur la vision commune du tracé ou de l’esquisse. « Le fait est loin d’être nouveau mais la tendance continue de s’affirmer avec les jeunes talents » explique Louis de Bayser, Président de la Société du Salon du Dessin « Le dessin est une oeuvre d’art sur papier. À partir de là toutes expressions sont possibles« .

Ce que l’on constate notamment sur le stand d’Hadrien de Montferrand qui expose Mao Yan, l’un des plus grands portraitistes chinois. Ses aquarelles d’un réalisme saisissant brouillent les repères entre peinture, dessin et photo.

On retrouve ce flou chez « Le poète et sa muse » une merveille de poésie signée Gustave Moreau chez Bertrand Gautier et Bertrand Talabardon. Ou encore dans les explosions pigmentaires de « Rythme Coloré » une gouache de Sonia Delaunay (esquisse d’une peinture réalisée pour le XVème salon des Tuileries, manifestation phare de l’époque).

Les représentants du panthéon artistique sont légion. On remarque des dessins de Picasso, de Warhol, de Man Ray, de Modigliani, de Calder, de Bonnard, de Fragonnard (chez Nathalie Motte), de David, de Degas, de Dali, de Duchamp, de Le Corbusier (un superbe « Portrait de femme en buste ») …

Les « Anciens » se mêlent au « Modernes », les stars côtoient les jeunes pousses.

Chez les galeristes (60 % de Français, 40 % d’étrangers), Jean-Luc Baroni et De Bayser font la part belle à l’ancien (« Tête de vieillard barbu » par Hans Baldung Grien, « Étude de la main gauche » par Giovanni-Batistta Franco), Aktis, Karsten Greve, Vincent Lecuyer ont choisi le contemporain (avec un incroyable portrait fusain et craie de Franz von Lenbach par Edward Steichen), Hélène Bailly consacre le moderne (Leger, Delaunay, Picasso).

Les nominés du 10ème prix du Dessin contemporain Daniel et Florence Guerlain ont leur propre exposition.

C’est le roumain Ciprian Muresan qui a remporté de prix devant Didier Trénet et Charles Avery.

Les thématiques vont du portrait (Carlos Swabe, Charles Engrand, Joszsef Ropll-Ronal …), au  paysage. Elle abordent l’abstraction comme le mysticisme. La femme, l’animal, l’imaginaire y sont célébrés. Dans le registre allégorie, fantasme, imaginaire, on a apprécié « Le vrai miroir de la sorcellerie » de Félicien Rops ou encore « La Chevauchée de Faust et Méphistophélès par Louis-Maurice Boutet de Monvel.

Les amateurs de dessins se considèrent comme un club de passionnées encore préservé de la spéculation.

L’engouement pour « la ligne » fait toutefois flamber les prix  » Selon les données ArtPrice, les ventes de dessins ont connu une extraordinaire croissance (…) Les recettes en salles de ventes ont été multipliées par 6 entre 2005 et 2015 passant de 500 M$ à 3 Mrd$, tandis que le nombre de transaction a quant à lui doublé » lit-on dans le dossier de presse. « On observe donc une très nette augmentation du prix moyen pour les dessins sur cette période ; il était de 7 000 $ et est actuellement de 22 000 $ par lot ».

La frontière entre peinture et dessin devient donc bien plus qu’un flou artistique.

Retrouvez notre reportage vidéo mi-avril sur FineLife Tv

Crédits photo : Salon du Dessin et galerie Adrien de Montferrand

 

Salon du Dessin Palais Brongnard

du 22 au 27 mars

http://www.salondudessin.com

Le Baroque des Lumières au Petit Palais

In art on mars 30, 2017 at 1:34

Bande son : Rameau. Décor:  une église et son parcours ecclesial. Le Petit Palais allie originalité et patience (3 ans de préparation) pour l’exposition « Le Baroque des Lumières : chefs-d’oeuvre des églises parisiennes au 18ème siècle. »

 

L’exposition rassemble 200 pièces venues des églises et des musées de la capitale, de province voire de beaucoup plus loin. Durant la Révolution Française, les oeuvres connurent diverses formes de dispersion. Elle furent reléguées dans des entrepôts, affichées dans les musées naissants ou prirent la route de l’exil en particulier du Québec.

Les Églises : un salon pour artistes

« Le Baroque des Lumières  » s’est fixé un double objectif.

En premier lieu, rendre à la peinture religieuse la place qu’elle occupait au grand siècle. Une place occultée par la prévalence des scènes galantes et du portrait.

En second lieu, rappeler l’importance des  lieux de cultes. Où s’exposait la peinture contemporaine avant l’apparition des musées ? Au Salon, à la cour, dans les châteaux et surtout … dans les églises. Pour information, Paris compte 96 édifices cultuels. Une aubaine pour les peintres qui cherchaient à se distinguer.

Scénographie baroque et mystique

Le scénographie très baroque avec ses arrières-plans, perspectives, chapiteaux, boiseries, trompe-l’oeil et jeu entre le clair et l’obscur est signée Véronique Dollfus.

 

 

Le parcours, organisé en huit sections, s’ouvre sur un porche où sont exposés trois tableaux dont une « Naissance de la Vierge » par Jean Restout. La Vierge est baignée dans des limbes d’une blancheur qui ferait presque plier le genou.

On découvre une reconstitution de la Chapelle des enfants trouvés de Charles Natoire avant de suivre un sombre déambulatoire qui mène à une haute nef baroque baignée par la douce lumière des vitraux. Une enfilade de chapelles boisées et un chevet à la clarté bleutée plus loin, voici l’autre nef. De style néo-classique elle nous imprègne de son aura solennelle.

Deux nefs hommage aux grands retables

Dans les nefs sont exposés des grands formats hauts parfois de 30 mètres. On y admire notamment un Christ en croix de Jacques-Louis David, une vie des saints peint par Jean-Nicolas Coypel (Saint François de Paule et ses compagnons traversant le détroit de Messine sur son manteau),  par François Lemoine (Saint-Jean Baptiste), par Jean Restout (Saint-Pierre en prière ) …

« Les huit sections permettent d’apprécier le raffinement des retables et leur différences de style, de la grâce colorée typique de François Lemoine, Jean-François de Troy ou Noël Hallé jusqu’au néo-classicisme épuré d’un Drouais ou bien-sûr d’un David » explique Christophe Leribault, directeur du Petit Palais et co-commissaire de l’exposition.

Un parcours in situ est proposé dans divers édifices religieux parisiens.

 

 

Le Baroque des Lumières

Le Petit Palais

du 21 mars au 16 juillet

http://www.petitpalais.fr

Les conséquences : quand l’art croise le Tao et les poissons

In #littérature, art on mars 17, 2017 at 9:29

La minuscule Minnie Panis (1,53m) est une artiste conceptuelle en vogue. Elle a bâti sa jeune renommée sur ses interrogations métaphysiques « Minie Pannis existe-t-elle? » et esthético-médiatiques « Je ne sais pas si je suis une artiste » .

Puisque la vie est art et l’art performance, Minnie multiplie les expériences. Elle devient elle-même objet de manipulation quand le Photographe, son amant, la shoote sous toutes les coutures d’une nuisette Lanvin au nombre d’euros indécent. Le tout dans son sommeil, sans accord préalable et en la droguant. Résultat, une vingtaine de pages dans Vogue UK Une gloire inattendue et surtout un choc. Car les oeuvres de Minnie s’attachent à montrer les reliquats de sa vie (objets, détritus …) sans jamais dévoiler son image. Pour prix de cette duplicité Minnie impose un marché qui la mènera vers son destin aux allures de flash back taoïste.

Ce premier livre déroutant et érudit de la néerlandaise Nina Weijers commence comme une critique du milieu de l’art puis nous déroute vers le Tao.

Il y est beaucoup question de poids, de pesanteur et d’apesanteur, de présence et d’absence au monde. Minie a failli ne pas exister. Sa vie est une victoire, une performance. Grande prématurée, elle n’a survécu que grâce à l’acharnement de sa mère -qui se révèléra beaucoup moins lisse que son personnage ne le laisse paraître- et aux méthodes très peu académiques d’un pédiatre adepte du New-Age. Méthodes qui laisseront la fillette puis la jeune femme hantée par la voix d’une mystique du moyen-âge Hildegarde de Bingen.

Drôle, bourré de rebondissements et de coups de griffe à l’époque, hommage à Amsterdam et à ses glaces, « Les Conséquences » est un roman à tiroirs qui célèbre les vies de traverse.

« Ce que doit faire le poisson est de se perdre dans l’eau« .  

 

Les Conséquences

Nina Weijers

Actes Sud, 2017

Le Laboratoire d’Esthétique : art et spa entre profane et sacré

In art, Spa on février 21, 2017 at 10:48

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En blouse blanche Martin Margiela et ceinture de cuir Comme des Garçons,  Haily Grenet se faufile dans l’espace blindé du 4 rue Moret. La curatrice de l’expostion « Laboratoire d’Esthétique » cherche son acolyte Émile Degorce-Dumas, performeur et professeur de céramique, pareillement vêtu. Tous deux ont investi la Glass Box, haut lieu de performances artistiques, pour explorer le profane et le sacré de l’esthétique. De l’Esthétique dans les deux sens du terme, la beauté et l’art.

Les Niçois avaient déjà proposé une édition du Laboratoire d’Esthétique au pays de la croisette et une autre à Paris dans le cadre des Nuits Blanches. « Nous questionnons la beauté parce que cette notion est universelle » explique la critique d’art qui produit aussi des événements notamment en Corée du Sud, là où la beauté fait figure de religion. « Plus précisément nous interrogeons la beauté dans un lieu que nous transformons en salon de beauté« .

Pour cette troisième investigation sur la beauté -toujours empreinte de psychanalyse et d’anthropologie- le duo a demandé à une série d’artistes de réaliser objets et vidéos afin d’animer les deux pièces de Glass Box.

L’amina et l’imago ont pris des formes inattendues.

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Emile Degorce-Dumas a construit une table de massage qui n’a rien à envier à celles que l’on trouve dans les instituts et les spas. Accrochée à la table une vidéo montre de manière très décalée et très acidulée les soins prodigués par les esthéticiennes. Une figurante porte d’incroyables platform shoes dérivées des sabots des beauticians. De petits objets tirés de l’univers de l’onglerie et de la manucure sont parsemés sur le lit. Des petites choses qui évoquent les méduses et la SF.  

Ces objets délirants on les retrouve par terre, sur des présentoirs ou accrochés au mur comme ce miroir renvoyant à l’univers de la méchante reine de Blanche Neige, symbole de la fugacité et de la tyrannie de la beauté.  

Des soins resacralisants

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Le Laboratoire propose par ailleurs des soins performance couvrant trois domaines : le toucher, le goûter, l’écoute.

Le massage aux pierres – rappelons pour ceux qui vivent dans une grotte … et why not ?- que la lithothérapie est « une médecine douce se servant de l’énergie des pierres pour rééquilibrer et réharmoniser l’ensemble du corps« .

Le rituel sonore, « Soin massage acousmatique vocal et sifflé pour deux oreilles et yeux clos » de 10 mn créé par Louise Ronke-Senges.

L’initiation à la philosophie Ayurveda avec dégustation d’une décoction.

La  greffe de prothèses. « On a tous un objet fétiche. Quand il se sent bien, on ressent ce bien-être. Ici on propose de travailler la synergie des énergies positives entre le fétiche-doudou et son compagnon, c’est ce que nous appelons la greffe de prothèses » théorise la commissaire.

Totémisme

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Cette dernière évoque alors son intéret pour la magie et le totémisme. « Le rationalisme et le pragmatisme des sociétés occidentales n’empêchent pas la magie de s’immiscer dans bon nombre de pratiques en particulier celles des soins corporels. Le caractère tantôt divin, tantôt diabolique de la beauté est accentué par le vocabulaire et l’imagerie. Les termes de recettes, d’élixir ou de miracle apparaissent toujours ça et là, accompagnés d’images représentant des corps transformés, détachés de toute emprise du réel, mis en lien avec les éléments primitifs, l’eau, l’air, le feu et la terre, dans des situations surnaturelles ».

Le sacré ne s’imprime pas seulement dans le corps. Il peut être projeté. Cette projection va au delà des parcelles traitées (cheveux, ongles …) « Elle s’étend aux objets » certifie Aily qui s’inspire de Pierre Bourdieu. D’où le « soin greffe de prothèse ».

Le corps comme vecteur de socialisation et de communication, le corps adulé, le corps profané … pour vivre les expériences du Laboratoire Esthétique rendez-vous donc à la  Glass Box.

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Les RDV pour les soins performance c’est ici  

Glass Box 4 rue moret 75011 Paris  

07 54 58 52 85

ou par email à linstitutdesthetique@gmail.com       

DDAYS 2016 sous le signe de Taïwan et du végétal

In design on septembre 6, 2016 at 12:02

Spaluxe.TV Blog

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L’édition 2016 des DDay’s a célébré la maison-mère où se déroulaient une série d’événements dont les propositions de designers taïwanais à l’honneur cette année. Le Musée des Arts Décoratifs, en collaboration avec le Centre culturel de Taïwan à Paris, a ainsi accueilli des expositions sur l’art très populaire du papier sans cesse réinventé par des designers comme Hsin Hsin et ses offrandes ou par des artistes comme Hsin-Fu Hung dont les oeuvres nous happent dans une bulle onirique.Taiwan-DDays-spaluxetv  

Le 24B relayait ce « spécial Taiwan » en proposant « Bamboos Wearables » axé sur le travail contemporain du bambou notamment en matière de bijoux. La galerie présentait par ailleurs les créations de jeunes designers issus d’écoles taïwanaises réputées.

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Outre Taïwan, Le Musée des Arts Décoratifs a accordé une place majeure aux artistes-designers de lumière. Daan Roosegaarde est une référence. Le Néerlandais ne considère pas le lumière comme un éclairage, mais comme une matière…

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Studio Harcourt : la lumière a une nouvelle adresse

In art, beauté, photographie on juin 27, 2016 at 7:40

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Faut-il encore présenter le Studio Harcourt ?

Oui. Disons oui. Même si c’est juste pour rappeler quelques fragments d’une belle histoire. Une histoire de lumière, de beauté, de pellicules imprégnées de rêve.

En 1934, Cosette Harcourt, Robert Ricci et des Frères Lacroix créent à Paris, dans le 16ème arrondissement, un studio qui va immortaliser les plus grandes figures artistiques du 20e et du 21e siècle. La signature est reconnaissable entre toutes. C’est la lumière. Celle des films en noir et blanc et de leur glamour. Chaque vedette mise en lumière par les photographes du Studio possède une aura, un éclat magnétique.

Les locaux de la rue Goujon plongeaient les visiteurs dans la magie des décors de cinéma des plus grands classiques. Très présents, des éléments décoratifs du film « La belle et la bête » de Jean Cocteau surprenaient autant qu’ils émerveillaient. Mais le bâtiment était devenu trop étroit. Le studio a donc déménagé au 6 rue Lota dans un hôtel particulier datant de 1897 et classé en protection patrimoniale. Le déménagement est à la fois un retour du Studio dans le quartier qui l’a vu naître et un défi architectural confié à Monica Donati Architectures. L’agence d’architecture devait concilier deux histoires classées.

Un lustre de 10 mètres

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La rencontre s’est faite dans le hall, un vestibule oval où se croisent les salons de réceptions d’époque, aujourd’hui devenus le Café et l’un des deux studios photos. Les architectes ont imaginé un lustre de 10 mètres de hauteur constitué de photos Harcourt. Le lustre « traverse la partie centrale du vestibule sur trois niveaux depuis le Musée du deuxième étage jusqu’au Studio Dietrich du rez de chaussée à travers des planchers de verre perforés laissant traverser les câbles … (Il) accompagne la déambulation dans le bâtiment et retrace l’histoire d’Harcourt de sa création à ces dernières réalisations« .

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Si le lustre est la clef de voûte de l’édifice, l’atmosphère en est l’âme. Des espaces clairs-obscurs alternent avec des zones de pure lumière, des projecteurs omniprésents restituent le halo signature. Tapis et drapés rouges, parquets de chêne, escaliers de fer forgé, plafonds d’or dialoguent avec un mobilier qui revisite l’époque.

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Le mobilier des salles d’attente, de réception et du Café est signé Pierre Renard. Le jeune artisan d’art joue la carte du détournement et de l’élégance des contrastes. Le détournement c’est par exemple une table au format photo. L’élégance des contrastes se niche dans les courbes qui répondent au format carré des tables et dans les gris qui écartent le duo noir et blanc.

Aujourd’hui le Studio Harcourt comprend deux studios photos, deux espaces maquillage, un Musée, des salons et un Café.

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Maquillage et shooting : 2 000 E

Le Café est l’association entre deux Entreprises du Patrimoine vivant : Harcourt et Dalloyau.

Ce bel espace clair et chaleureux propose plusieurs formules, du petit déjeuner intime au déjeuner d’affaires.

Les Chefs pâtissiers ont imaginé un gâteau Harcourt : une superposition de gourmandises sous le signe du chocolat blanc. No comment puisque nous n’y avons pas goûté.

Les studios de maquillage préparent le ou la futur(e) photagraphié(e). Le terme de client est banni ! Trop « tiroir caisse », trop vulgaire. Les make up artists utilisent des produits de la ligne Harcourt (le gel sourcils est excellent, nous comptons bien découvrir les autres éléments de la gamme), et puisent dans les poudres, les rouges, les fards Laura Mercier, Paul et Joe, Lise Watier. Une séance coûte 2000 E.

Le photographe et sont assistant proposent une sélection d’environ 60 clichés. La première photo est incluse dans le forfait préparation/shooting. La deuxième photo vaut 900 E.

Il est également possible de privatiser l’ensemble du Studio Harcourt pour 25 000 E.

L’atelier maquillage dispense des cours pour de petits groupes (9 personnes). Prix : 135 E /3 heures.

Musée « Curiosithèque »

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Le nouvel écrin du Studio Harcourt est un espace ouvert. Entre une pause au Café et/ou un shooting, les visiteurs peuvent voyager dans l’histoire du cinéma en découvrant le cabinet de curiosités et ses objets insolites dont un système de roues qui renvoie aux « Temps Modernes » de Charlie Chaplin, un mur animé qui diffuse en HD des documents en images et des expositions « valorisant des clichés inédits dans une galerie de portraits suspendus créant un nuage photographique« .

Clic Clac & Smile  

Studio Harcourt

6 rue Lota

Paris 75016 

http://www.studioharcourt.eu

Abbaye de Royaumont : jardins, arts et pierres

In architecture, art, jardin, Travel on mai 31, 2016 at 8:26

 

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Au gré des inondations, les moines cisterciens ont acquis une grande maîtrise des questions hydrauliques. La visite de l’abbaye de Royaumont, à quelques kilomètres de Chantilly, débute avec un commentaire de circonstance. La météo pose 50 nuances de gris sur ce domaine d’anciens marais. La pluie menace. Le parc et les trois  jardins rétorquent en étalant une palette de verts intenses. Espoir de lumière. Voilà pour les couleurs. Côté bande-son, point de chants religieux. Les cris des oies sur l’étang répondent aux bruit des marteaux piqueurs ou non. Car l’Abbaye fondée par Louis IX, futur Saint-Louis, en 1228 est en travaux depuis décembre.

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Classée monument historique en 1927,  sa rénovation réclamait un maître. C’est donc l’architecte en chef des Monuments Historiques, François Chatillon, qui fut désigné pour superviser le chantier dont le coût s’élève à 6 millions d’euros et qui se concentre sur la partie hôtelière de l’espace: le bâtiment des Moines. Les transformations ont débuté après deux ans d’études et se termineront fin juin. Soit six mois d’intense travail focalisé sur six points et monopolisant une cinquantaine d’ouvriers.  

 

Magnifier les lieux

 

Le plus impressionnant est la réfection de la toiture. Pour couvrir les deux pentes de 70 /11 mètres chacune, il aura fallu 120 palettes contenant 700 tuiles par paquet. Faites le calcul ! Les tuiles sont de cinq sortes dont une de bois. En tournant les yeux de la charpente vers le paysage, on découvre le domaine et ses 7 ha nichés au coeur du parc régional de l’Oise. Un bijou.

Un ascenseur a été installé pour faciliter les visites les personnes handicapées. Durant la XIXème siècle. le Domaine s’est ouvert à la culture. Depuis, il accueille des intellectuels et des artistes de renom pour des rencontres-débats. Des danseurs et des chanteurs résidants offrent des spectacles d’avant garde ou de facture classique. L’accueil des touristes-visiteurs doit donc se montrer à la hauteur.

Les cuisines qui servent aux résidants et aux manifestations ont ainsi été transformées, alors qu’un nouvel espace de stockage des équipements artistiques a vu le jour.

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Un système de chauffage par le sol à été installé. La magnifique salle de réception en bénéficie. On apprécie d’autant plus l’espace de 535 mètres sous 9 de voûtes, les vitraux du XIXème siècle, le sol composé de 44 000 pièces assemblées selon une technique du XIIIème siècle.

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Le bâtiment des Moines dont l’architecture varie entre vestiges du XIIIème siècle et néo-gothique a fait l’objet d’une rénovation pointue de sa façade et de ses contreforts. Objectif  des architectes : non pas revenir au Moyen-Âge mais magnifier les espaces.

Les intérieurs hébergent une bibliothèque musicale d’une grande richesse, la bibliothèque François Lang, comprenant des études et des notes authentiques sur les partitions. À noter aussi : une pièce dans les combles baignée par une lumière de vitraux pour les répétitions et une salle de spectacle voûtée donnant sur les jardins. On y admire la tapisserie hypnotique d’une Vierge moyenâgeuse.

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Jardins et conversations

 

Les extérieurs ont été revisités avant « la grande restauration » de 2015-2016. Les amateurs peuvent se promener dans le parc paysager du XIXème et ses canaux cisterciens.

Autres sources de détente et de découverte botanique : les trois jardins.

Le jardin du cloître attire les inconditionnels de plantes médicinales aux parfums aromatiques.

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« Le potager-jardin allégorique contemporain » fait la part belle aux légumes anciens qui poussent librement et dont on peut suivre le cycle « de la graine à la graine ».

« Le jardin des 9 cartes » accueille tous les trois ans une exposition de plantes autour de rencontres dédiées ou libres.

Les 2 et 3 juillet s’ouvrira « Entre Orient et Occident, le voyage des plantes au Moyen-Âge« . L’exposition a été pensée et plantée par la designer-jardinière-paysagiste Edith Vallet, qui vit sur place, et son partenaire Olivier Damée.

On a hâte !  

 

Abbaye de Royaumont http://www.royaumont.com