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Amour, gloire et dentiers : Iggy Pop chez les retraités

In art, Littérature on avril 8, 2017 at 12:03

 

Après avoir épuisé de promesses son ultime secrétaire ukrainienne, Stanislas, producteur octogénaire de films Z, redoutable tchatcheur un (gros) brin mytho, débarque, ruiné, chez son fils. Costume sombre, rai sur le côté, la progéniture a choisi un chemin très différent des catwalks. Martin est directeur du « Jardin d’Éden », une maison de retraite huppée proche de Deauville. Les pensionnaires y vivent une vie pleine d’ordre, de bon petits plats (équilibrés) et de chlorophylle entre Claire – médecin bombasse-, Sami -infirmier apprenti réalisateur-, Pablo et Antoine -chefs cuistots en égo trip.

L’arrivée de Stanislas va semer une joyeuse pagaille dans ce petit monde centré sur la fin de vie cossue.

Stupre, came et musette animent désormais les nuits des retraités. La température monte de 30° entre Martin et Claire. Iggy Pop entre en scène et en coulisses – le passage du post concert est hilarant-. Rock et Cinéma investissent la résidence. On projette des films dont »Brokeback Mountain » qui va déclencher deux coming out. Catherine Deneuve -présidente du film de Deauville- joue les ambassadrices du documentaire qui se tourne autour de Stanislas.

Marc Salbert – auteur du désopilant  « De l’influence du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire » revisite le thème usité de la maison de retraite en folie. Il livre ici un roman décalé sur le grand âge, le sens de la vie, l’amour et la filiation. Sans oublier le rock, la pellicule et les stars.

Un coup de boutoir dans la forteresse du normcode.

 

 

Amour, Gloire & Dentiers

Marc Salbert

Édition Le Dilettante, avril 2017

 

Mention spéciale à la couverture qui reprend les découpages punk de Jamie Reid. No future ? No, no, no, Fullfully Future !

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Studio Harcourt : la lumière a une nouvelle adresse

In art, beauté, photographie on juin 27, 2016 at 7:40

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Faut-il encore présenter le Studio Harcourt ?

Oui. Disons oui. Même si c’est juste pour rappeler quelques fragments d’une belle histoire. Une histoire de lumière, de beauté, de pellicules imprégnées de rêve.

En 1934, Cosette Harcourt, Robert Ricci et des Frères Lacroix créent à Paris, dans le 16ème arrondissement, un studio qui va immortaliser les plus grandes figures artistiques du 20e et du 21e siècle. La signature est reconnaissable entre toutes. C’est la lumière. Celle des films en noir et blanc et de leur glamour. Chaque vedette mise en lumière par les photographes du Studio possède une aura, un éclat magnétique.

Les locaux de la rue Goujon plongeaient les visiteurs dans la magie des décors de cinéma des plus grands classiques. Très présents, des éléments décoratifs du film « La belle et la bête » de Jean Cocteau surprenaient autant qu’ils émerveillaient. Mais le bâtiment était devenu trop étroit. Le studio a donc déménagé au 6 rue Lota dans un hôtel particulier datant de 1897 et classé en protection patrimoniale. Le déménagement est à la fois un retour du Studio dans le quartier qui l’a vu naître et un défi architectural confié à Monica Donati Architectures. L’agence d’architecture devait concilier deux histoires classées.

Un lustre de 10 mètres

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La rencontre s’est faite dans le hall, un vestibule oval où se croisent les salons de réceptions d’époque, aujourd’hui devenus le Café et l’un des deux studios photos. Les architectes ont imaginé un lustre de 10 mètres de hauteur constitué de photos Harcourt. Le lustre « traverse la partie centrale du vestibule sur trois niveaux depuis le Musée du deuxième étage jusqu’au Studio Dietrich du rez de chaussée à travers des planchers de verre perforés laissant traverser les câbles … (Il) accompagne la déambulation dans le bâtiment et retrace l’histoire d’Harcourt de sa création à ces dernières réalisations« .

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Si le lustre est la clef de voûte de l’édifice, l’atmosphère en est l’âme. Des espaces clairs-obscurs alternent avec des zones de pure lumière, des projecteurs omniprésents restituent le halo signature. Tapis et drapés rouges, parquets de chêne, escaliers de fer forgé, plafonds d’or dialoguent avec un mobilier qui revisite l’époque.

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Le mobilier des salles d’attente, de réception et du Café est signé Pierre Renard. Le jeune artisan d’art joue la carte du détournement et de l’élégance des contrastes. Le détournement c’est par exemple une table au format photo. L’élégance des contrastes se niche dans les courbes qui répondent au format carré des tables et dans les gris qui écartent le duo noir et blanc.

Aujourd’hui le Studio Harcourt comprend deux studios photos, deux espaces maquillage, un Musée, des salons et un Café.

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Maquillage et shooting : 2 000 E

Le Café est l’association entre deux Entreprises du Patrimoine vivant : Harcourt et Dalloyau.

Ce bel espace clair et chaleureux propose plusieurs formules, du petit déjeuner intime au déjeuner d’affaires.

Les Chefs pâtissiers ont imaginé un gâteau Harcourt : une superposition de gourmandises sous le signe du chocolat blanc. No comment puisque nous n’y avons pas goûté.

Les studios de maquillage préparent le ou la futur(e) photagraphié(e). Le terme de client est banni ! Trop « tiroir caisse », trop vulgaire. Les make up artists utilisent des produits de la ligne Harcourt (le gel sourcils est excellent, nous comptons bien découvrir les autres éléments de la gamme), et puisent dans les poudres, les rouges, les fards Laura Mercier, Paul et Joe, Lise Watier. Une séance coûte 2000 E.

Le photographe et sont assistant proposent une sélection d’environ 60 clichés. La première photo est incluse dans le forfait préparation/shooting. La deuxième photo vaut 900 E.

Il est également possible de privatiser l’ensemble du Studio Harcourt pour 25 000 E.

L’atelier maquillage dispense des cours pour de petits groupes (9 personnes). Prix : 135 E /3 heures.

Musée « Curiosithèque »

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Le nouvel écrin du Studio Harcourt est un espace ouvert. Entre une pause au Café et/ou un shooting, les visiteurs peuvent voyager dans l’histoire du cinéma en découvrant le cabinet de curiosités et ses objets insolites dont un système de roues qui renvoie aux « Temps Modernes » de Charlie Chaplin, un mur animé qui diffuse en HD des documents en images et des expositions « valorisant des clichés inédits dans une galerie de portraits suspendus créant un nuage photographique« .

Clic Clac & Smile  

Studio Harcourt

6 rue Lota

Paris 75016 

http://www.studioharcourt.eu

Le Normandy Barrière rouvre ses portes

In architecture on mars 29, 2016 at 8:02
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Le Normandy Barrière

 « Chabadabada Chabadabada … »

En 1966, « Un homme et une femme » de Claude Lelouch remporte la Palme d’or du Festival de Cannes. La distinction auréole l’hôtel Le Normandy Barrière qui y jouait la guest star.

Star, il l’était déjà.

Ouvert en 1912, le plus ancien palace de la côte normande avait conquis Gabrielle Chanel qui y implanta une boutique un an plus tard. Des générations de célébrités y ont séjourné par goût ou pour « affaires » et le Festival du Film de Deauville y attire une clientèle vipissime.

De style anglo-normand, le vaste bâtiment aux allures de manoir -colombages vert pastel et damiers de pierre-, a été rénové à plusieurs reprises notamment par l’iconique Jacques Garcia.  

Depuis sa fermeture en novembre 2015, ce sont de nouveau un homme et une femme qui métamorphosent « l’âme » du groupe Barrière. Objectif : faire chavirer notre coeur. Coût de la romance : 20 millions d’euros.

Cet homme et cette femme se nomment Nathalie Ryan et Alexandre Danan.

Architectes de renom Alexandre Danan prend en charge la cuisine et Nathalie Ryan s’occupe de l’hébergement.

Directrice architecture de la Maison Dior pendant plus 10 ans, Nathalie Ryan  a créé une agence, Kirei Studio, qui a fait ses preuves dans la décoration d’hôtels et de restaurants haut de gamme, de boutiques et de résidences privées selects, en France et aux Etats-Unis. Elle débute sa collaboration avec le Groupe en 2010,  en imaginant la Suite Dior de l’Hôtel Barrière Le Majestic Cannes. « Pour Le Normandy, c’est la même finesse qui la motive : respecter et conserver l’âme historique des bâtiments, avec leurs codes, leurs caractères, en insufflant un décor d’aujourd’hui » affirme le Groupe.

La toile de Jouy, aussi emblématique de l’hôtel que les colombages, sera modernisée et déclinée selon les chambres en vert, beige, orange, bleu et rouge L’entrée dans une nouvelle ère se fera « avec des tissages légers, unis ou structurés qui viendront orner le mobilier créé spécialement par la décoratrice. Pierres blanches, mosaïques argentées et meubles vasques en acajou rajeuniront par ailleurs les salles de bain, pour des instants de détente idéaux« .

Notons qu’en 2015,  la créatrice avait  déjà décoré la Suite Présidentielle ainsi que 76 Chambres. Last but not least, elle avait designé « la Suite Anouck Aimée »- devenue plus tard « Un homme et une femme »- . Les motifs de la toile de Jouy originale du film constituèrent la ligne force de la création. Des motifs stylisés afin de restituer l’atmosphère du long métrage.

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Suite « Un homme Une Femme » Hôtel Le Normandy Barrière

 Le Normandy devrait rouvrir le 29 avril 2016 avec un spa.

On attend de voir si le swag fera chabadababada.  

http://www.hotelsbarriere.com/fr/deauville/le-normandy.html

La Mécanique des Dessous : une histoire indiscrète de la silhouette

In art, fashion, luxury, Paris, photography, reportage on juillet 22, 2013 at 5:42


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Crinolines, paniers, tournures pour la femme qui devait être Belle. Braguettes simulant un sexe en érection et justaucorps arquant le buste pour l’homme qui devait être Terrible !
Une équipe de Spaluxe.Tv s’est rendue à l’exposition « La Mécanique des Dessous » au Musée des Arts décoratifs à Paris pour découvrir les artifices qui, du 14ème siècle à nos jours, ont dessiné une silhouette conforme aux diktats de la mode et des convenances de l’époque.
L’exposition comprend 200 pièces plongées dans le noir pour respecter les matières et surligner le beauté des objets, un espace vidéo diffusant des extraits des « Liaisons Dangereuses », de « Chanel », de « La Duchesse »… une pièce montrant comment les stylistes comme Thierry Mugler ou Jean-Paul Gaulltier ont détourné les « dessous » en « dessus » et enfin une reconstitution chorégraphiée des principaux dessous que l’on peut décrocher des cintres suspendus en l’air et essayer. Délectation !!!

Voir le film sur spaluxe.tv

http://www.spaluxe.tv/la-mecanique-des-dessous-une-histoire-indiscrete-de-la-silhouette.html

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